Le ministère de l’Education prend à contre-pied son ministre et dément l’existence de fuites au Bac

Aucune fuite aux épreuves écrites du baccalauréat 2017, session principale, n’a été enregistrée, a affirmé ce vendredi 9 juin à l’Agence TAP, Adel Jarboui, chef de cabinet du ministre de l’Education. C’étaient des tentatives de triche vouées à l’échec, a-t-il souligné.

« Certains candidats libres ont envoyé, par téléphone portable le sujet d’examen distribué aux élèves dans certains centres d’examen (Sidi Bouzid, Gafsa et Grand Tunis), à des complices pour accomplir cette opération de fraude, a encore précisé Jarboui en évoquant ce qui a été véhiculé sur les réseaux sociaux concernant une fuite à l’épreuve de maths.

Ces cas sont isolés (4 ou 5 cas seulement), et les services du ministère ont intercepté les auteurs de cette tentative de fraude et pris les mesures nécessaires, a-t-il ajouté. Ces tentatives, a encore expliqué le responsable, n’affectent pas le déroulement des épreuves et l’égalité des chances des différents candidats. Les complices ne peuvent pas renvoyer les réponses vers les salles d’examen », a-t-il assuré.

Le directeur général des examens au ministère de l’Education, Omar Ouelbani a affirmé jeudi dans une déclaration à la TAP, le bon déroulement des épreuves écrites dans les 565 centres d’examens, durant les deux premiers jours du bac, session principale. Aucun incident n’a été enregistré qui pourrait entraver le bon déroulement de cet examen national, a-t-il souligné.

Le ministère avait pris les dispositions nécessaires pour mettre fin à la triche avec notamment la réduction du nombre des candidats dans la salle d’examen et le recours à 600 appareils de brouillage des signaux.

Le nombre des cas de triche a reculé de 756 cas en 2014 pour relever près de 300 cas en 2016, selon les statistiques du ministère.

Pourtant, hier, c’est le ministre de l’enseignement supérieur et de l’éducation lui-même, qui a révélé l’existence d’une fuite sur un sujet du baccalauréat et le dépassement, précisant qu’il existe des pages Facebook qui tentent de perturber le bon déroulement des examens en fuitant les sujets du Bac.

Qui croire ? Le ministre… ou son département ?

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