Pétition contre les « intimidations » des non-jeûneurs en Tunisie

Avec la traque annuelle du « cheikh » Adel almi et l’arrestation de quatre personnes accusées d’avoir fumé et mangé dans un jardin public de Bizerte, les libertés individuelles sont, durant le mois de Ramadan, plus limitées que jamais.

Après l’évènement « #Mouch_Bessif« , organisé sur le réseau social Facebook, a appelé à une manifestation à Tunis le dimanche 11 juin devant le théâtre municipal pour réclamer l’ouverture de tous les cafés et restaurants pendant les heures de jeûne et le droit de manger et de boire en public, une pétition en ligne a été lancée pour dire « Non aux intimidations, le jeûne est un choix individuel! ».

« Nous, soussigné(e)s, citoyen(ne)s tunisien(ne)s,
‐ attaché(e)s que nous sommes aux droits garantis par la constitution du 27 janvier 2014, particulièrement ceux concernant les libertés individuelles et en premier la liberté de croyance et de conscience, ‐

‐ rejetant de façon catégorique toute forme de pression, d’atteinte ou d’interdiction de l’exercice de ce droit essentiel du fait que le respect de la croyance de chacun et de chacune constitue la garantie principale d’une cohabitation sereine entre les Tunisiens , dans la diversité et la pluralité de leurs convictions ou croyances , y compris religieuses …

‐ Etant des citoyen(ne)s qui ont le droit imprescriptible de se comporter librement à l’égard du mois de Ramadan chacun en fonction de ses choix personnels et individuels, choix dans lesquels nul : Etat ou société, n’a le droit de s’ingérer…

‐ nous revendiquons avec fermeté la levée et l’abrogation de toue mesure , toute pratique ou réglementation concernant l’ouverture et la gestion des cafés, restaurants et autres espaces similaires de manière à éviter toute atteinte à la liberté du citoyen dans sa façon de se comporter durant le mois de Ramadan selon sa propre conviction loin de tout parti pris et toute discrimination entre Tunisiens et étrangers », indique la pétition.

Parce qu’au final, le jeûne est un choix personnel et ni Adel Almi ni personne d’autre n’a le droit de jouer le rôle du Divin et de juger les gens pour leurs actions !

I.B.

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