Des policiers allemands soupçonnés d’avoir falsifié le dossier d’Anis Amri

CP : Getty Images

Les autorités sécuritaires allemandes ont effectué des descentes dans les domiciles de cinq policiers à Berlin, soupçonnés d’avoir falsifié des informations dans le dossier d’Anis Amri.

L’Office fédéral de la police criminelle impliquée

Employés au sein de l’Office fédéral de police criminelle, les cinq suspects ont vu leur téléphones portables saisis pour savoir s’ils avaient communiqué entre eux, suite aux allégations d’un complot, pour couvrir leurs traces.

Le ministre de l’Intérieur de Berlin, Andreas Geisel a déclaré que Amri, qui était un dealer de drogue, aurait dû être emprisonné et accusé d’infractions liées aux stupéfiants bien avant l’attentat au camion-bélier perpétré le 19 décembre dans un marché de Noël à Berlin.

Le ministre a déclaré que la police avait essayé de couvrir les défaillances et rejeter le blâme, ajoutant qu’il avait déposé une plainte pénale contre des «personnes inconnues» à l’intérieur du ministère.

Des policiers voulaient couvrir leurs erreurs

Geisel a également fait savoir que la police était au courant qu’Anis Amri n’était pas uniquement un petit trafiquant de drogue, mais plutôt impliqué dans un grand réseau de trafic de drogue organisé. « La police aurait facilement pu obtenir un mandat d’arrêt pour cette raison », a-t-il expliqué.

Le ministre régional de l’Intérieur a ajouté que des policiers avaient plus tard préparé un document pour dissimuler l’erreur : un dossier mentionnant qu’Amri n’était qu’un dealer de petites quantités de drogues illégales était apparemment écrit le 17 janvier 2017, alors qu’il était daté du 1er novembre 2016.

La classe politique berlinoise a évoqué de «graves conséquences» pour l’Office fédéral de police criminelle si l’enquête interne en cours prouve qu’il y eu une dissimulation et une falsification des données.

La Tunisie refuse de rapatrier la dépouille d’Anis Amri à ses propres frais

Une source bien informée au sein du ministère des Affaires étrangères avait indiqué à Webdo que la famille de l’auteur de l’attentat de Berlin a demandé à l’Etat de payer les frais du rapatriement de la dépouille depuis l’Italie, chose que le ministère a refusé.

Selon la loi et la logique, la Tunisie ne peut pas rapatrier la dépouille d’un terroriste qui a « sali son image à l’échelle internationale », avait expliqué notre source.

I.B.

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