Frôlant la mort sur un vol Tunis-Nice, il porte plainte contre Tunisair

Jamel Chaieb et son avocat | Crédit Photos : Jean-Sébastien Gino-Antomarchi

Un Franco-Tunisien souffrant de troubles respiratoires a déposé, à Nice, une plainte contre la compagnie nationale Tunisair, l’accusant d’être derrière la détérioration de son état de santé.

Le site français Nice Matin, rapporte les faits : « Jamel Chaieb, habitant de Golfe-Juan de 53 ans, a déposé plainte, vendredi à Nice contre la Tunisair. Souffrant de troubles respiratoires, il avait réservé des bouteilles d’oxygène sur le vol Tunis-Nice, le 24 mars 2014, mais la compagnie les avait oubliées ! Aujourd’hui, il est invalide à 80%. »

« En réservant mon billet, j’ai versé 328 dinars (1) à la compagnie Tunisair pour la fourniture de deux bouteilles d’oxygène, explique-t-il. C’était indispensable en cas de problème respiratoire pendant le vol. » a-t-il témoigné au même média.

Durant le vol, le quinquagénaire se sent mal. Souffrant de difficultés à respirer, il appelle l’hôtesse, réclame son oxygène. « Elle a eu l’air très étonnée. Je l’ai vue partir précipitamment vers l’avant de l’appareil, puis revenir avec une mine atterrée: il n’y avait rien de prévu pour moi! »

Dès son atterrissage, il a été pris en charge par le service médical d’urgence de l’aéroport, qui constatent une « détresse respiratoire aiguë » et le font transporter aux urgences de La Fontonne à Antibes.

Selon sa version, les médecins ont constaté une « destruction du système fonctionnel respiratoire due au manque d’oxygène pendant un temps trop long. »

Plus tard, le patient avait subi, avec succès, une greffe des deux poumons. « Ce n’était pas mon heure, sourit Jamel Chaieb. Je croyais qu’avec des poumons neufs, j’allais repartir comme avant. Je me trompais. » A-t-il indiqué.

« Le seul geste que Tunisair a consenti à faire pour mon client, c’est de lui rembourser les bouteilles d’oxygène qu’il n’a pu utiliser, conclut l’avocat. C’est vraiment peu payer pour une vie volée! » affirme pour sa part, son avocat.

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