Limogeage de Jalloul : Le syndicat de l’enseignement de base a-t-il tenté de faire faux bond au secondaire ?

S’agit-il d’une omission ou d’une tentative de faux bond au syndicat du secondaire ? L’accord qui a été trouvé entre les représentants du gouvernement et ceux du syndicat de l’enseignement de base relevant de l’UGTT, à l’issue d’une réunion de réconciliation tenue, dimanche 5 mars 2017, a permis l’annulation de la grève des 8 et 9 mars que les instituteurs allaient observer pour obtenir une réponse à leurs revendications.

Seulement, et au terme de cette même réunion, les responsables syndicaux avaient tu (par manœuvre ou par omission involontaire) leur attachement à la revendication essentielle qu’ils partagent avec leurs collègues du syndicat de l’enseignement secondaire, à savoir le limogeage, sans conditions, par le gouvernement Chahed, de Néji Jalloul ministre de l’Education.

Lundi 6 mars, déjà, quelques remous ont été observés du côté des syndicalistes du secondaire qui ont mal interprété le fait que leurs collègues instituteurs aient occulté la chose et n’aient fait aucune déclaration en ce sens.

Mercredi 8 mars et selon une info publié par Shems FM, le secrétaire général adjoint du syndicat de l’enseignement de base, Mohamed Halim, a déclaré, à l’issue de la commission administrative tenue par son syndicat le mardi 7 mars et qui s’est, vraisemblablement, poursuivie tard dans la nuit, que le 18 mars est la date ultimatum pour le gouvernement qui devra limoger Néji Jalloul.

En cas de maintien du ministre, selon les propos de Halim relayés par Shems, les enseignants pourront entamer des rassemblements de protestation pouvant aller jusqu’au boycott des cours. « Nous sommes déterminés et nous n’allons pas l’accepter en tant que ministre peu importe le prix », a-t-il déclaré

Les « collègues » du secondaire sont rassurés, mais sont-ils pour autant convaincus qu’il y a eu ou non faux bond de la part du syndicat des instituteurs ?

IBH

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