Ligue 1 : On a touché le fond… et on continue quand même de creuser !

Moncef Khemakhem
Moncef Khemakhem, président du CSS, crie au scandale

Obscénités, terreur, irrespect, guerre des mots, déclarations enflammées… La 2ème journée du play-off, a été intense dans tous les sens du terme. Football mis à part, cette étape du championnat de Ligue 1 a mis à nu des tares déjà connues.

Notre football vit des heures sombres. Ce qui s’est passé à Sfax n’est qu’un aperçu de la déchéance du football tunisien. Une mascarade, un scandale, un triste spectacle, le tout encouragé par une FTF impuissante ou choisissant plutôt de fermer les yeux !

Le report de plus d’une heure du coup d’envoi du Clasico entre le CS Sfaxien et l’Etoile Sportive du Sahel ; le refus des joueurs étoilés de jouer à cause du refus des dirigeants sfaxiens de permettre aux dirigeants étoilés d’assister au match ; les péripéties du match ; etc… ont achevé ce football.

Les dirigeants du CSS ont refusé l’accès au stade aux dirigeants de la formation étoilée, tout comme l’ont fait les étoilés au cours de la rencontre retour de la première phase, se défendent-ils. Ils n’ont autorisé que trois dirigeants ce qui a mis en colère la délégation de l’ESS.

Après le match, qui s’est soldé par la victoire des Clubistes sfaxiens, le président du CSS Moncef Khemakhem, ne veut pas faire l’impasse sur l’incident et décide de tout déballer, accusant le président de la FTF, Wadii Jary d’être le seul responsable de tout ce qui s’est passé avant et au cours de la rencontre.

Khemakhem a parlé de corruption, de jeu de coulisses, de manipulations dans le football tunisien. Pour lui, Wadii Jary est impliqué et est en train d’attiser le feu entre les régions. Il l’accuse en effet de créer des lois comme bon lui semble et de désigner les arbitres qui servent les intérêts de certains clubs sans les nommer.

Dans la soirée, sur le plateau de « Dimanche Sport », Moncef Khemakhem, va plus loin au point d’enflammer les réseaux sociaux. Lors de sa déclaration il a reconnu avoir adressé un geste obscène à l’arbitre-assistant à sa demande (en lui touchant les fesses). « J’ai fait ceci et en contrepartie le CSS a bénéficié d’un penalty inexistant », a-t-il reconnu.

Moncef Khemakhem a joué la provocation et dans son jeu subtil il espère bien embarquer avec lui ceux qu’il blâme.

Les déclarations enflammées du président sfaxien ne sont pourtant pas les premières du genre. Elles ressemblent beaucoup à celles de l’arbitre Abdelhamid Hachfi. Au mois de novembre dernier, l’arbitre, avait jeté un pavé dans la mare en accusant le président de la FTF de donner des instructions aux arbitres avant le démarrage des matches.

HachfiIl avait également accusé un dirigeant d’un grand club de la capitale d’intervenir directement dans la désignation des arbitres pour les matches de Ligue 1.

Dans un autre statut Facebook il s’était même avancé à dire que la question du titre de champion était déjà scellée et que c’est l’Espérance ST qui sera sacrée.

« Que les clubs qui jouent pour le titre ne se fassent pas trop d’espérances, car le sacre est d’ores et déjà promis à l’Espérance Sportive de Tunis », avait balancé Abdelhamid Hachfi sur son compte Facebook.

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