« Journée internationale de la Fille »… l’exception tunisienne !

Révolution (photo - france-culture)« La Journée internationale de la Fille », en voilà une nouvelle journée que je découvre aujourd’hui, en ce 11 octobre, à mon réveil. Et ce, grâce à Facebook. Génération connectée, le réflexe est de « googler ». Néologisme et nouveau verbe transitif du premier groupe qui figure désormais dans quelques dictionnaires.

« Investir dans les filles est à la fois la bonne chose à faire et une idée intelligente. Cet investissement a un puissant effet d’entraînement dans tous les domaines du développement et ses bienfaits se répercuteront jusqu’aux générations futures ». — C’est en ces termes que s’exprime, Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU, à l’occasion de cette journée, sur le site officiel de l’Organisation.

Dans sa 5ème édition, suite à son décret par l’ONU, le 11 octobre 2012, l’information que je découvre bien évidemment grâce au tout puissant Google, je note par la même occasion, qu’un peu partout dans le monde, des USA, en passant le Vieux continent, arrivant jusqu’au Mali, différentes célébrations et événements se tiennent en ce moment même, par des ministres de l’enfance, de la femme, d’ONG, d’organisations de la protection de l’enfance, par des associations et mouvements féministes… Tandis qu’ici rien. Bonne nouvelle, peut-être. Par ici, « La Fille » va bien.

Mais célébrées ou non par nos institutions, rendons hommages, nous, simples citoyen(ne)s, à nos jeunes compatriotes… qui n’ont toujours pas le droit au vote.

A ces jeunes toujours premières qui finiront ménagères.
A celles qui vivent loin de l’école, et qui arrêtent les études de peur qu’on les viole.
Aux bronzées qui nous vendent nos pains sur l’autoroute des vacances.
Aux jeunes maniaques qui astiquent.

A Eya, immolée, par un père qui croit en l’honneur sali par une paire de lèvres.
A Mariem, violée, re-violée, dans un rond-point par des uniformes.
A cette fille de 12 ans, que le délégué de la protection de l’enfance juge bonne pour la dentelle…

A celle qu’on vire de chez elle.
A celles qui mettent le tablier.
A celles qu’on voile.
Jusqu’à mettre les voiles.
Je vous dis, bonne journée.

H.A.

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