Le gouvernement tente de convaincre Petrofac de rester en Tunisie

petrofacDes négociations marathon ont été entamées par le ministère de l’Energie pour convaincre l’entreprise pétrolière britannique Petrofac de revenir sur sa décision de quitter la Tunisie.

Ces négociations marathon que mènent, depuis ce matin du mercredi 21 septembre, le ministère de l’énergie et des mines avec la direction générale de Petrofac sont décisives, a affirmé une source auprès de la société, rapporte l’agence TAP.

« A la lumière de ces négociations, Petrofac pourra revenir sur sa décision de quitter définitivement la Tunisie », a estimé la même source. « Petrofac a ordonné, mardi, ses cadres administratifs et ouvriers à Sfax de quitter le siège social et de fermer les portes de la société », a ajouté la même source.

Réunis le 8 septembre, le Conseil d’administration de Petrofac a décidé d’arrêter ses activités à l’île de Kerkennah (gouvernorat de Sfax) le 20 septembre courant, suite aux protestations sociales répétées. Pourtant, la société avait repris normalement ses activités en juin dernier.

Petrofac compterait même porter plainte auprès des tribunaux internationaux à l’encontre du gouvernement tunisien qui selon eux « n’a pas su faire régner l’Etat le droit et protéger un investisseur étranger des abus des occupants de son site de production à Kerkennah. »

La société britannique ne versera plus les salaires de 168 employés et 78 gardiens et se libère de ses obligations contractuelles vis à vis de ses fournisseurs. Elle avait déjà fermé ses portes, depuis la fin du mois d’avril 2016, en raison de sit-in et de perturbations sociales dans l’île avant de reprendre ses activités début juin.

Les protestataires auraient émis un courrier à travers l’UGTT pour la ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Hela Cheïkhrouhou, lundi 19 septembre.

Ils réclament la somme de 10 millions de dinars qui doit être gérée par un comité local au lieu des 1,5 million de dinars versés chaque année par les sociétés pétrolières au Conseil régional.

Parmi les autres exigences, l’abandon de toutes les poursuites contre tous les individus de l’île de Kerkennah ayant envahi le site de Petrofac le 19 janvier et non plus ceux accusés dans les émeutes d’avril, ainsi que  l’engagement de l’Etat à respecter un calendrier précis des recrutements des chômeurs.

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