33,6% des Tunisiens sacrifient un mouton pour imiter les amis et les voisins, selon une enquête de l’INC

AidPrès de 70% des tunisiens consacrent entre 300 et 500 dinars à l’acquisition des moutons de sacrifice, révèle une enquête de terrain réalisée par l’Institut national de consommation (INC) au cours du mois de juin 2016.

Le directeur général de l’INC Tarek Ben Jazia, a souligné, lors d’un entretien accordé à l’agence TAP, vendredi 2 septembre, que l’enquête, réalisée sur un échantillon représentatif de 2002 personnes sur tout le territoire tunisien, a révélé que 38,6% des personnes questionnées consacrent entre 300 et 400 dinars et 30,9% entre 400 et 500 dinars pour l’acquisition des bêtes de sacrifice. 12,1% des tunisiens consacrent entre 500 et 700 dinars alors que 1,9% achètent les bêtes de sacrifice pour plus de 700 dinars.

Près de 55,4% des enquêtés ont souligné qu’ils achètent le mouton à n’importe quel prix même s’ils sont élevés (notamment dans les régions du sud-est et du sud-ouest) et 32,2% achètent de la viande en cas de prix élevés.

L’enquête a encore relevé que 78,3% des consommateurs sacrifient un mouton dont 92,5% pour des raisons religieuses, 47,6% pour des raisons d’habitudes, 37,7% pour les enfants et 33,6% le font pour imiter les amis et les voisins. L’échantillon qui ne sacrifie pas souvent un mouton (21,7%), l’explique par la hausse des prix.

Concernant les principes de choix des bêtes de sacrifice, Ben Jazia a souligné que l’enquête a révélé que 47% des consommateurs ont une bonne idée sur les critères de choix des moutons alors que plus de 38% disent ne savent pas que choisir.

Toujours selon l’enquête de l’INC, 46,8% des consommateurs achètent le mouton dans les points de vente (Rahba), 37,9% du producteur directement, 3,2% des points de vente organisés et officiels (société Ellouhoum). Ben Jazia a souligné dans ce cadre que l’offre des points de vente organisés reste limitée ce qui explique la faible demande de la part des acheteurs.

Le responsable a également évoqué à ce propos l’apparition du phénomène d’acquisition des moutons dans les grandes surfaces commerciales, selon 1,1% des enquêtés.

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