Le commerce parallèle, c’est un manque à gagner de 1,2 milliard de dinars pour l’Etat

Isuzu de contrebandeLa contrebande, c’est, avec le terrorisme, le principal fléau dont souffre la Tunisie. Le commerce parallèle, les étals anarchiques, les réseaux de distribution souterrains, ont la peau dure.

Dans le cadre de la lutte contre la contrebande et le commerce parallèle, le ministère du Commerce est encore à la recherche de mesures qui pourraient dissuader les contrebandiers.

Tous les ministres étant passé par ce département « sensible » ont apporté leur lot de mesures sans pour autant parvenir à abattre le commerce parallèle.

Aujourd’hui, ce fléau engendre un manque à gagner de 1,2 milliard de dinars à l’Etat, selon Mohsen Hassen. Selon le ministre du Commerce, qui cite un exemple parmi tant d’autres, 50% des fruits et légumes circulent en dehors du circuit légal.

Et au ministre de citer que le projet de la zone libre de Ben Guerdane sera une solution contre la contrebande au niveau des frontières libyennes.

En est-il si sûr ? La contrebande n’est pas un phénomène nouveau… Ce n’est pas un fléau à prendre à la légère. Eliminer la contrebande d’une zone comme Ben Guerdane sans penser aux retombées peut provoquer des mouvements de protestations.

La contrebande, c’est en effet, d’abord une conséquence du vide structurel en matière d’emploi qui règne dans les régions de l’intérieur… c’est aussi un problème de mentalité !

M.C.

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