Un étudiant italien torturé à mort en plein cœur du Caire

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Giulo Regeni était un étudiant italien qui préparait une thèse d’économie à l’université de Cambridge sur le mouvement ouvrier en Egypte, et plus précisément sur les syndicats indépendants encouragés par la chute de l’ancien président Hosni Moubarak.

Son corps a été retrouvé le 3 février 2016 au Caire, dans un fossé et une enquête a été ouverte par les autorités égyptiennes. Des enquêteurs italiens se sont également rendus sur place vendredi dernier pour mener leurs propres investigations.

Selon les premiers éléments de l’autopsie pratiquée après le rapatriement en Italie du corps de Giulo, la mort aurait été provoquée par un coup violent à la base du crâne. Le corps de l’étudiant italien porterait aussi de multiples fractures, des traces de coups répétés, des brûlures et d’autres sévices.

Les bourreaux auraient arraché tous les ongles des pieds et des mains du jeune homme, d’après plusieurs médias italiens.

Alors que des défenseurs des droits de l’Homme et certains opposants en Égypte affirment que Giulio Regeni a été arrêté par la police ou les renseignements qui l’ont torturé pour obtenir des informations, l’Égypte rejette toute responsabilité en démentant le fait que Giulo ait été arrêté par la police.

Le Premier ministre Matteo Renzi a appelé le président Abdelfattah Sissi pour exiger que « les responsables de cet horrible crime soient livrés à la justice. Par ailleurs, un rassemblement silencieux de quelques dizaines d’intrépides s’est déroulé, le 6 février, devant l’ambassade d’Italie au Caire, pour réclamer que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Par ailleurs, selon des proches de Regeni, ce dernier aurait publié le 14 janvier dernier, sous le pseudonyme d’Antonio Drius, un article sur le site italien Nena News consacré à l’agitation sociale de plus en plus préoccupante en Egypte.

N.J.

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