5 ans après, la Tunisie toujours dans l’instabilité politique

instabilité

Cinq ans après la révolution dite du jasmin, qui a mis fin à un régime autoritaire, la Tunisie est toujours à la recherche de la stabilité politique.

Malgré une transition politique exemplaire lors des étapes les plus critiques de l’histoire de Tunisie, le pays reste jusqu’aujourd’hui instable politiquement, 6 gouvernements se sont succédés, 4 présidents ont été nommés et d’innombrables ministres remaniés ou carrément remerciés.

Cet article revient sur les dates-clés des évènements politiques post-révolutionnaires qui ont bouleversé le pays depuis la nuit du 14 Janvier 2011.

14 Janvier 2011

L’ex-président Ben Ali fuit la Tunisie. Le Premier ministre Mohamed Ghannouchi assure l’intérim du pouvoir, et conformément à l’article 56 de l’ancienne Constitution, il s’est autoproclamé président par intérim.

15 Janvier 2011

Le Conseil constitutionnel tunisien proclame la nomination de Fouad Mebazaa en tant que président de la République par intérim.

17 Janvier 2011

Le Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, annonce la formation d’un « gouvernement d’union nationale » marqué par l’entrée de trois chefs de l’opposition au régime du président déchu, il s’agit d’Ahmed Néjib Chebbi, Ahmed Ibrahim et Mustapha Ben Jaafar. C’est le premier gouvernement post-révolutionnaire.

27 Février 2011

Le Premier ministre Mohamed Ghannouchi, dont les manifestants de la Kasbah réclament le départ, annonce sa démission. Le lendemain, le président par intérim, Foued Mebazaa, proclame Béji Caïd Essebsi nouveau Premier ministre. Le 7 mars, ce dernier annonce la composition de son gouvernement, il s’agit du deuxième gouvernement post révolutionnaire.

23 octobre 2011

Au terme des premières élections législatives, une Assemblée constituante est formée, le parti Ennahdha obtient la majorité des sièges (89 sièges).

12 décembre 2011

Dans le cadre d’un accord tripartite entre Ennahdha, le Congrès Pour la République et Ettakatol, Moncef Marzouki est élu président provisoire de la République.

14 décembre 2011

Hamadi Jebali, dirigeant d’Ennahdha est nommé par le président Moncef Marzouki, chef du gouvernement. Quelques jours plus tard il annonce la composition de son nouveau gouvernement.

13 mars 2013

A la suite de l’assassinat de Chokri Belaïd, Hamadi Jebali annonce sa démission le 19 février 2013. Le 13 mars, Ali Laarayedh, ministre de l’Intérieur, est désigné pour lui succéder comme chef du gouvernement. Il annonce le 8 mars la composition de son gouvernement.

29 janvier 2014

Après un été marqué par les protestations populaires et par l’assassinat du député Mohamed Brahmi, et à l’issue du dialogue national, le technocrate Mehdi Jomaa est nommé chef d’un nouveau gouvernement tunisien.

29 décembre 2014

A l’issue des élections présidentielles, Beji Caid Essebsi est officiellement proclamé président de la République tunisienne par Chafik Sarsar, président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections.

6 février 2015

Désigné chef du gouvernement le 5 janvier 2015 par le président Béji Caïd Essebsi, Habib Essid annonce le 6 février 2015 la formation de son nouveau gouvernement, composé de membres de Nidaa Tounes, de l’Union patriotique libre, mais aussi d’Ennahdha et d’Afek Tounes.

Le 6 janvier 2016, Habib Essid annonce un remaniement ministériel qui voit la disparition de tous les postes de secrétaires d’Etat et le remplacement des ministres de l’Intérieur, des affaires étrangères et des affaires religieuses.

K.J.

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