« Zahra, fleur de Syrie », l’histoire des petits réfugiés syriens contée par une Tunisienne

zahraBoutheina Selmi est une institutrice. Elle enseigne le français et l’anglais aux tout petits. Elle aime profondément ce monde de l’enfance, sa fragilité, son innocence. Elle est donc forcément vulnérable à tout ce qui peut les toucher. Et à cause de cette vulnérabilité et de ce devoir de protéger les petits, les témoignages des enfants syriens fuyant les horreurs de la guerre l’ont dévastée.

Boutheina n’est pas un soldat. Elle ne peut pas prendre les armes et aller en Syrie. Elle n’est pas chef d’État. elle ne peut pas prendre la décision d’arrêter la guerre. Ce qu’elle sait faire par contre, c’est parler le langage des enfants, c’est écrire, peindre et dessiner.

Et avec ces armes-là, elle a décidé de raconter le désespoir et la peur de ces enfants déracinés, arrachés à leur monde, dans « Zahra, fleur de Syrie ». Ses mots sont incroyablement touchants, ses aquarelles sont magnifiques. Il est difficile de finir le livre sans avoir au moins une poussière dans l’œil.

Webdo a voulu en savoir plus sur elle. Elle nous a expliqué que bien que cela soit sa première publication, elle écrit depuis toujours.

« La photo du petit Aylan, échoué sur la plage m’a ébranlée. Les témoignages des enfants syriens contraints de quitter leur chez-eux m’a mise à terre. Dans mes textes, j’ai repris certains de ces témoignages qui m’avaient fait pleurer. J’ai écrit cette histoire pour leur rendre hommage. Je l’ai aussi écrite pour que que d’autres enfants la lisent et se rendent compte qu’ailleurs, pour des enfants, la vie « normale » s’est soudainement arrêtée ».

« Zahra, fleur de Syrie » est vendu à 5 Dinars. Sans gros moyens pour assurer la diffusion, Boutheina compte que le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux.

C’est une histoire triste mais c’est aussi une histoire d’espoir, une très belle histoire à lire avec ses enfants.

S.B

 

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