Sfax : Altercations entre « fidèles » de l’ancien imam Ridha Jaouadi et forces de l’ordre à la mosquée Sidi Lakhmi

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Pour la deuxième semaine consécutive, le prêche du vendredi n’a pas eu lieu à la mosquée Sidi Lakhmi à Sfax où les forces de l’ordre ont arrêté plusieurs « fidèles » de l’ancien imam de la mosquée Ridha Jaouadi, révoqué par le ministère des Affaires religieuses.

En effet, des citoyens ont obligé le nouvel imam Mimoun Karray, désigné par le ministère, à descendre du Minbar, rapporte l’Agence TAP, exprimant leur refus de la révocation de l’ancien imam de la mosquée Ridha Jaouadi.

S’en sont suivies des altercations dans la cour de la mosquée entre des protestataires et des unités sécuritaires en tenue civile.

« Certains protestataires qui étaient en possession d’armes blanches ont été arrêtés », a affirmé une source sécuritaire au correspondant de la TAP à Sfax.

Cette incident survient au lendemain de la mise en garde du ministère des Affaires religieuses contre toute tentative de perturber les mosquées.

En effet, Le ministère a publié, jeudi 22 octobre, un communiqué dans lequel, il met en garde « contre toute tentative pour perturber le prêche du vendredi dans les mosquées », rappelant que le fait de « perturber la quiétude des mosquées et empêcher l’accomplissement du prêche du vendredi sont interdits d’un point de vue religieux et juridique » et passibles de prison ou de pénalités ».

La semaine dernière, le ministère avait confirmé la révocation de l’imam Ridha Jaouadi, ancien imam prédicateur de la mosquée Sidi Lakhmi à Sfax où le nouvel Imam, Mimoun Karray, avait été empêché d’assurer le prêche du vendredi.

Ridha Jaouadi, le prédicateur de la mosquée Sidi Lakhmi avait été limogé en septembre dernier. Cette décision avait été prise suite aux activités syndicales dudit Imam sous couvert de son activité religieuse ainsi que ses discours contre Othman Battikh, le ministre des Affaires religieuses.

Une pétition pour son limogeage, avait été signée par 82 députés en juillet, estimant qu’il présentait un danger pour la sécurité du pays à cause de son discours, jugé extrémiste et défiant la loi.

Ridha Jaouadi avait eu des conflits avec l’UGTT, Mehdi Jomâa, Mohamed Boughalleb ainsi que d’autres personnes de la scène politique à l’instar de Hager Laaroussi, Ahmed Seddik et Noureddine Ben Ticha.

M.C.

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