Quelques pages d’histoire goulettoise

La Goulette - profburp.com
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La Goulette est un village bâti sur une langue de sable. En effet, ce que nous appelons « Halq el oued », équivalent arabe de « Goulette », n’est autre que le « ligula », le « taenia » des auteurs anciens qui ont écrit des descriptions de la région.

Une langue de sable entre le lac et la mer

En ce sens, les termes latins de « taenia » et « ligula » désignaient la langue de sable qui sépare le lac de Tunis de la mer.
Depuis la plus haute antiquité, cette langue de sable a été coupée par un étroit canal qui sera, plus tard, doublé par le chenal maritime de Tunis.

L’importance stratégique de la Goulette a entrainé une histoire mouvementée. Barberousse s’en empare en 1534. Charles Quint la lui reprend en 1535 et y établit une puissante fortification.

Barberousse, Charles Quint et Sinan Pacha

Un peu plus tard, en 1574, les Ottomans de Sinan Pacha reprendront la Goulette et les lieux se transformeront peu à peu en un petit port de pêche.

La Goulette deviendra plus tard le port de Tunis ainsi qu’une villégiature insouciante, avec ses 50.000 habitants qui vivaient dans leurs quartiers historiques, à l’ombre des mosquées, des églises et des synagogues.

Un été à la Goulette

De nos jours, l’été goulettois continue à se décliner autour des saveurs du poisson complet, de la masse imposante de la Karraka et du souvenir de la vie intercommunautaire célébrée par le fameux film de Férid Boughedir…

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