Massacre de Bouchoucha : La sœur dénonce les humiliations quotidiennes subies par son frère

Une fusillade a eu lieu lundi 25 mai 2015 à la caserne militaire de Bouchoucha faisant 7 morts et 10 blessés parmi les militaires.

Quelques heures plus tard, le porte-parole du ministère de la défense, Belhassen Oueslati, tint une conférence de presse au sein du ministère révélant que l’auteur de cette fusillade est Mehdi Jemai.

Ce caporal de l’armée que Mr Oueslati a qualifié comme ayant des « troubles comportementaux et des problèmes familiaux » et était interdit de port d’arme.

Mehdi JemaiAdopté à l’âge d’un mois

L’auteur de cette fusillade habite dans la localité de Bir Ezzitoun, près de Tébourba dans le gouvernorat de Manouba. Il fait partie d’une famille au sein de laquelle il a été adopté lorsqu’il était âgé d’un mois.

Natif de 1979 (36 ans), il était employé au sein du ministère de la Défense. Les problèmes de ce père d’une petite fille de 3 ans ont commencé il y a 2 ans lorsqu’il a divorcé de sa femme et qu’il a été privé de voir sa fille depuis sa séparation, selon les déclarations de Kalthoum, celle qui se présente comme sa soeur.

Un divorce fatal

Il semble que les causes derrière son divorce sont liées au fait que son ex-épouse aurait voulu vendre leur maison pour aller habiter à Mégrine chez ses propres parents, ce que Mehdi Jemai a refusé, toujours selon la sœur.

Kalthoum a déclaré à Webdo que son frère n’avait rien à voir avec le terrorisme et qu’il ne présentait aucun trouble du comportement.

Selon elle, c’est « son ancienne épouse qui serait la cause de tous ses problèmes. » Elle a ajouté que son frère a été dégradé et muté du ministère de la Défense vers la caserne de Bouchoucha.

Elle accusa l’ ex-femme de son frère, elle-même caporal à la caserne de Oued Ellil, d’avoir été derrière cette mutation.

Des révélations sur son ex-femme

Elle ajoute que son frère était tombé en grade et avait été muté du ministère de la Défense vers la caserne de Bouchoucha, accusant son ex-femme, elle-même caporal à la caserne de Oued Ellil, d’avoir été derrière cette mutation, faisant ses relations avec le supérieur de son ex-mari.

Humiliations à la chaîne

Kalthoum apporte également d’autres révélations sur l’ex-femme de son frère et indique qu’à cause d’elle, il était sans cesse humilié par ses collègues à Bouchoucha.

Elle indique également qu’après avoir été interdit de port d’arme, il avait été chargé de divers travaux manuels dans la caserne.

Il voulait quitter l’armée

Toujours sa sœur, l’auteur du massacre de la caserne de Bouchoucha voulait quitter l’armée et aurait, à maintes reprises, demandé son départ à la retraite anticipée et même déposé sa démission, mais qui furent à chaque fois refusées.

La sœur de Mehdi Jemai révèle aussi que les forces de l’ordre ont fait une descente chez eux, il y a environ trois mois, et cherchaient des armes cachées, mais n’avaient rien trouvé.

De son côté, un ami du défunt caporal, qui se proclame très proche de lui et habitant à la cité Ettadhamen, a indiqué que son ami n’est pas « islamiste » comme il a été rapporté sur les réseaux sociaux et qu’il n’a « commencé à faire la prière que depuis 4 semaines » selon lui.

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