Suicide : Sauvons l’âme à notre jeunesse

Suicide : Sauvons l’âme à notre jeunesse | Photo d'illustration
Suicide : Sauvons l’âme à notre jeunesse | Photo d’illustration
Tribune | Par Boutheina S. / Enseignante

Plusieurs penseurs avaient prédit que les nouvelles générations seront difficiles à gérer mais nul n’avait prévu que l’actuelle jeunesse allait voir des jours tellement difficiles qu’elle préférerait se donner la mort.

Dans notre pays, des dizaines de cas ont été enregistrés : des jeunes et même des enfants qu’on a retrouvés morts chez eux pendus. Des jeunes à la fleur de l’âge qui se suicident !?

La vague vient-t-elle de loin ?

Les scènes de films, les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, les jeux vidéos, les publications qui circulent, ne mesurent pas l’impact qu’ils font sur cette génération.

[pull_quote_center]Les associations écrans, les lavages de cerveaux, les sermons prêchés par les pseudo-prédicateurs contribuent tous à tremper les pensées dans le négativisme : le refus de tout y compris le droit de vivre ! [/pull_quote_center]

La famille a sa part

La famille instruit mal et même élève mal. Elle essaie de coudre les nouvelles idées avec les anciennes et ne réussit, cependant, à faire passer ni les unes ni les autres.

[pull_quote_center]La meilleure façon sans doute est de faire avec ses enfants la révision des valeurs.[/pull_quote_center]

L’absence des parents

Les enfants dont les parents travaillent sont souvent livrés à eux mêmes, dans des milieux hétérogènes sensés être éducatifs, ils usent de leurs petits moyens pour se débrouiller, et pour eux tous les moyens sont bons.

[pull_quote_center]La légèreté du contrôle parental trouble profondément les familles.[/pull_quote_center]

La pauvreté, ce fléau insoutenable

Une autre calamité sociale est la pauvreté dont souffrent plusieurs familles. De nombreuses familles tunisiennes vivent en dessous du seuil de la pauvreté.

[pull_quote_center]Un enfant issu d’une famille pauvre est proie à toutes les idées de révolte et les crises de passion. Il se voit ainsi que ses parents lésés, offensés. Il en veut à la vie qui leur a fait ce tort.[/pull_quote_center]

La sécurité physique et psychologique

Les enfants ont appris à se voir dans les yeux des personnes importantes pour eux : leurs parents, leurs frères et sœurs, leurs proches, leurs amis et leurs enseignants.

La famille doit transmettre à ses enfants la confiance et l’estime de soi. Chaque enfant a besoin de croire en lui-même. Cette confiance ne peut s’établir que si l’enfant éprouve un sentiment de sécurité physique et psychologique.

[pull_quote_center]Un enfant battu, renvoyé parmi les bêtes avec certains mots … n’est jamais satisfait de sa personne. Il se sent rabaissé, « cassé », et va même à renier sa nature : il repousse son état d’enfant et veut faire l’homme. Gare au mépris ![/pull_quote_center]

Ça vient du plus profond de chacun

La famille doit être présente auprès de ses enfants. Elle ne doit pas se contenter de voir ce qu’ils font mais aussi ce qu’ils ressentent. Les symptômes liés au stress, les sentiments dépressifs, ne doivent pas lui échapper.

En plus, il faut que la famille, quelque soit sa classe sociale, donne à l’enfant une haute idée de sa personne.

[pull_quote_center]Il faut qu’elle l’encourage, qu’elle lui dise qu’il est unique et merveilleux, qu’elle le valorise, qu’elle le soutienne dans ses échecs. Il faut qu’elle lui enseigne qu’on est tous sujets à perdre, qu’il faut réessayer et qu’il ne faut jamais désespérer.[/pull_quote_center]

La force de l’amour et de l’affection fait naître des enfants et les fait grandir, des enfants pleins d’enthousiasme et d’espoir.

[pull_quote_center]Un enfant qui se sent aimé est prêt à faire plein de choses pour cela, il est prêt à embrasser la vie.[/pull_quote_center]

 

 

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