Révélations de l’ambassadeur de Tunisie en Libye sur le terroriste Abou Iyadh et les journalistes enlevés

Plusieurs révélations très importantes, entre autres, sur l’affaire des terroristes Abou Iyadh (chef de l’organisation Ansar Al Charia) et Ahmed Rouissi ainsi que les journalistes enlevés Sofiane Chourabi et Nadhir Ktari, ont été déclarées par l’ancien ambassadeur de la Tunisie en Libye Ridha Boukadi, ce jeudi 12 février, sur la chaine Al Moutawasset.

L’ambassadeur de la Tunisie en Libye a révèle que

>Le ministre de la Défense lui a interdit de monter l’avion militaire qui transportait de Libye à Tunis les diplomates qu’il a contribué à leur libération
>L’ancien chef du gouvernement Mehdi Jemaa et le ministre de la Défense Ghazi Jribi auraient voulu l’exclure de la réussite des négociations qui ont mené à la libération des diplomates
>En tant qu’ambassadeur de la Tunisie en Libye, il aurait envoyé plusieurs rapports au ministre des Affaires Etrangères Mongi Hamdi sur la situation en Libye et les perspectives de traitements avec les parties libyennes. Cependant il aurait découvert que M. Hamdi ne les lisaient même pas.
>Le gouvernement tunisien aurait interdit à des activistes et leaders politiques et militaires libyens, du gouvernement de sauvetage, d’entrer en Tunisie pour se faire soigner
>Le gouvernement tunisien aurait arrêté des activistes et des militaires libyens venant d’Europe et passant par la Tunisie, pour que des personnes de partis et groupes armées du côté de Haftar enquêtent avec eux
>Al Boukadi a affirmé que Abou Iadh et Ahmed Rouissi, inculpés dans l’affaire des assassinats de Belaid et Brahmi par les autorités tunisiennes, ont été arrêtés par des parties libyennes. L’ancien ambassadeur avait alors demandé aux autorités tunisiennes de demander leur rapatriement cependant, le gouvernement tunisien aurait ignoré ses missives.
>Al Boukadi demande l’ouverture d’une enquête sur cette affaire de la part du parlement à propos du laisser aller des autorités tunisiennes concernant les personnes supposées être recherchées pour des affaires de terrorisme.
>L’affaire des deux journalistes enlevés en Libye, Sofiane Chourabi et Nadhir Ktari, aurait pu être résolue si les autorités tunisiennes avaient agi plus tôt et avec sérieux.
>Les autorités libyennes ont imposé une taxe aux Tunisiens entrant sur leur sol, en réponse à la taxe de 30 dt, imposées par les autorités tunisiennes.

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