91 journalistes pris pour cible en Libye depuis 2012 selon HRW

Photo : Human Rights Watch.
« T’as été courageux … T’as dit la vérité … Et tu es parti en héro ». Sur la photo, Meftah Bouzid, rédacteur en chef du journal « Burniq » tué en mai 2014. Human Rights Watch.

L’organisation de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch (HRW) a publié, ce lundi 09 février, un nouveau rapport, de 54 pages  « La guerre contre les médias : Des journalistes assiégés en Libye ».

D’après le document, le nombre de journalistes qui ont été ciblés durant la période de 2012 jusqu’à novembre 2014 s’élève à 91 personnes, menacés et agressés, dont 14 femmes.

 

  • 30 cas d’enlèvement et de détention arbitraire de la part de milices essentiellement
  • huit journalistes tués

Certains journalistes ont été blessés ou tués par erreur lors de l’exercice de la couverture d’événements.

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Ce qui est clair, dans la majorité des cas documentés par Human Rights Watch, c’est que les groupes armés ont ciblé les journalistes pour les punir ou contrôler leur couverture.

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10 journalistes ont quitté territoire libyen après avoir subi des menaces et/ou des agressions.

« Le climat d’impunité en Libye a permis à des milices d’agresser, de menacer, d’enlever, ou même de tuer des journalistes simplement en raison de leurs articles ou de leurs points de vue », a affirmé Joe Stork, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.

Selon l’organisation, 26 cas d’attaques armées ont ciblé aussi des locaux de télévisions et de radios en Libye.
Outre la situation sécuritaire très tendue, la justice libyenne ne semble pas être du côté des journalistes. D’après HRW, les tribunaux ont poursuivi un nombre indéterminé de journalistes pour des délits liés à la liberté d’expression.

 Nawel Bizid

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