Le chef d’état-major de l’armée de terre Ismaïl Fathalli serait inscrit sur les listes électorales

Ismail Fathalli
Ismaïl Fathalli lors de sa nomination par Moncef Marzouki en août 2014

Le chef d’état-major de l’armée de terre Ismaïl Fathalli serait inscrit sur les listes électorales, d’après un communiqué signé par l’avocat Mohamed Cherif Jebali, membre du comité de défense de Yassine Ayari, et publié ce mardi 6 décembre sur la page Facebook du frère du blogueur, Moutia Ayari.

La loi électorale interdit pourtant aux militaires ainsi qu’aux membres des forces de sécurité, de voter.

[quote_box_center] »En consultant le dossier du blogueur Yassine Ayari, nous avons constaté aujourd’hui, en tant que comité de défense, que l’actuel chef d’état-major de l’armée de terre, monsieur Ismaïl Fathalli, était inscrit sur la liste électorale de l’école primaire de Merkez Kamoun à Bouzaiene [dans la circonscription de Sfax 2]. »[/quote_box_center]

D’après le porte-parole de la Défense, M. Fathali n’est pas en retraite. Il est encore en fonction.

Le comité de défense de Yassine Ayari dit avoir fait cette découverte sur la base du numéro de carte d’identité nationale (CIN) d’Ismaïl Fathalli, inscrite sur le PV d’audition. Le chef d’état-major a en effet comparu en tant témoin et plaignant dans le procès de Yassine Ayari, puisque son nom a été mentionné dans les écrits pour lesquels le blogueur est  jugé, précise Mohamed Cherif Jebali.

Imaïl Fathalli a été nommé chef d’état-major de l’armée de terre par l’ancien président de la République Moncef Marzouki, en août 2014, en remplacement de Mohamed Salah Hamdi.

| Le président provisoire de la République, Moncef Marzouki a nommé, ce mardi 12 août, le général de brigade Ismaïl Fathalli chef d’État major de l’Armée de terre, d’après un communiqué de la présidence de la République.

Il succède au général de de brigade Mohamed Salah Hamdi, qui a démissionné le 23 juillet dernier pour des « raisons personnelles ».

« Nous demandons à la justice militaire d’ouvrir une enquête à ce sujet »
[quote_box_center] »Nous demandons à la justice militaire d’ouvrir une enquête à ce sujet, poursuit le communiqué, […] pour déterminer qui a procédé à son enregistrement, sachant que l’enregistrement [sur les listes électorales] est un acte volontaire, et dans le cas où le numéro de sa carte d’identité nationale a été utilisé à son insu, pour déterminer qui est derrière cela. »[/quote_box_center]

L’avocat demande également au chef d’état-major de l’armée de terre de porter plainte en son nom, parce que « cela le touche personnellement« .

Mohamed Cherif Jebali affirme enfin qu’il met à la disposition de la justice militaire les preuves qui sont en sa possession, refusant de les publier puisqu’il s’agit de « données personnelles d’un haut cadre de l’armée« .

Yassine Ayari a été condamné par la justice militaire à trois ans de prison ferme pour « diffamation » de l’institution militaire.

Son comité de défense donnera mercredi 7 janvier une conférence de presse à la maison des avocats.

MAJ 7 janvier :

La conférence a été finalement reportée pour le lundi 12 janvier 2015.

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