Tunisie : Cas suspect d’Ebola détecté à l’aéroport d’Enfidha-Hammamet d’après le chargé des médias

aéroport enfidha hammamet sousse
Aéroport international d’Enfidha-Hammamet

Jalel Chouchane, chargé des médias à l’aéroport international d’Enfidha-Hammamet, nous a confirmé, ce mardi 21 octobre, la détection ce matin d’un cas suspect d’Ebola dans l’aéroport.

Il s’agit d’un « jeune Tunisien » arrivé « très tôt ce matin » d’Italie – un pays dans lequel il n’existe aucun cas confirmé d’Ebola – dans un vol spécial destiné au rapatriement de migrants clandestins.

« Il avait de la fièvre »

« Il avait de la fièvre et les yeux rouges, il se sentait mal« , nous a précisé Jalel Chouchane, ajoutant que le malade a été « détecté par agents de l’aéroport et ceux des services de la santé publique sur place, puis pris en charge à l’hôpital Farhat Hached de Sousse« .

Une forte fièvre, ainsi qu’une faiblesse intense, des douleurs articulaires et musculaires et des maux de tête sont les premiers symptomes d’une infection par le virus Ebola.

S’ensuivent des vomissements, des diarrhées, et dans les cas les plus avancés des hémorragies internes et externes. Pour avoir plus d’informations, nous avons tenté à plusieurs reprises, vers 16h, de joindre la Direction régionale de la santé publique de Sousse, l’hôpital Farhat Hached, ainsi que le directeur de l’Observatoire national des maladies nouvelles et émergentes, Noureddine Achour, sans succès.

Le patient a été placé en confinement en attendant son transport à l’hôpital

Le chargé des médias de l’aéroport d’Enfidha nous affirme également que le patient a été placé en confinement en attendant son transport à l’hôpital, comme l’exigent les procédures instaurées depuis le début du mois de septembre par le ministère de le Santé.

À noter que le virus Ebola ne se transmet pas par voie aérienne mais par contact direct avec les muqueuses ou les fluides corporels (sang, sueur, sperme…) d’une personne.Il n’y a pour l’heure aucun cas d’Ebola avéré en Tunisie, mais un plan de prévention contre ce virus a été mis en place. Il prévoit la formation et la sensibilisation des personnels soignants ainsi que des mesures de détection dans les aéroports.

L’épidémie de fièvre hémorragique provoquée par le virus Ebola, le plus souvent mortelle, a déjà tué plus de 4 000 personnes dans le monde, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle touche surtout l’Afrique de l’Ouest, avec la Guinée, la Sierre Leone et le Liberia.

Commentaires:

Commentez...