Le président déchu Ben Ali supervise un putsch à Nidaa Tounes selon Khemais Ksila

Khemais Ksila, 15 septembre 2014. Leader à Nidaa Tounes
Khemais Ksila, 15 septembre 2014. Leader à Nidaa Tounes

Ce lundi 15 septembre, le chargé de la communication de Nidaa Tounes, Khémais Ksila, a déclaré sur les ondes de Mosaique FM, que Amor Shabou et Noureddine Ben Ticha sont les deux personnes « infiltrées » dans le parti.

« Quand si El Béji décidera de dévoiler le nom de la troisième personne, il le fera », a-t-il affirmé.

Cette déclaration vient à la suite de celle du chef du parti, Béji Caid Essebsi,vendredi dernier, où il a assuré qu’il est menacé de mort « de l’intérieur du parti » et qu’un putsch » est mené par trois personnes.

Avec l’exclusion de M. Ben Ticha et M. Shabou de Nidaa Tounes, les accusations sont alors portées contre eux, notamment pour menace de mort,  ainsi qu’une troisième personne que M. Ksila s’est abstenu de mentionner.

Mohamed Ghariani, troisième meneur de putsch à Nidaa Tounes ? 

Selon le chargé de la communication de Nidaa Tounes,  les membres de l’ancien système sont actuellement actifs, sous l’égide de Ben Ali, le président déchu le 14 janvier 2011.

« Le monsieur qui est revenu (en Tunisie, référence à Mondher Znaidi), .. et les autres sont en action, […]  l’appareil du dernier quart d’heure du 14 Janvier est entrain de se reconstituer, » a-t-il affirmé.

D’après Ksila, à six semaines des prochaines élections, « des familles et des gendres » voudraient reconstituer, après trois ans de la révolution, l’ancien régime pour  des intérêts politiques et économiques.

Outre les deux noms mentionnés, le troisième serait probablement Mohamed Ghariani. « Mohamed  Ghariani n’a plus de trace dans le parti, vous pouvez lancer un avis de recherche », a-t-il dit en rigolant.

Ainsi, M. Guariani ne fait plus partie, comme les deux exclus, de Nidaa Tounes. Rappelons que M. Guariani a été arrêté le 11 avril 2011, notamment quand M. Caid Essebsi était premier ministre.

Il était alors accusé de détournement et extorsion de fonds, de malversation, de spoliation et d’abus de pouvoir ayant porté préjudice à l’administration. Deux ans plus tard, le 10 juillet 2013, il a été libéré sous le gouvernement d’Ali Laarayedh.

De l’Arabie Saoudite, Ben Ali guiderait ses pions au sein de Nidaa Tounes

Selon Khemais Ksila, les revenants, tels que Mondher Znaidi et autres, ainsi que les « trois meneurs de putsch » sont guidés par Ben Ali depuis l’Arabie Saoudite où il est installé.

« Ben Ali (en fuite depuis le 14 Janvier 2011), est en action jour et nuit, avec son Skype, et qu’il les utilise comme des soldats, … Nous allons nous opposer à cette régression et à la tyrannie », a-t-il assuré.

 

 

 

 

 

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