Sous la bannière de Nidaa Tounes, l’Etoile et le CS Sfaxien «s’invitent» aux législatives

Le foot et la politique sont-ils compatibles, du moins dans la Tunisie d’aujourd’hui ? Il est encore trop tôt pour se prononcer bien que le sport roi et la politique ont toujours été intimement liés.

Les nominations de Ridha Charfeddine, président de l’Etoile Sportive du Sahel, tête de liste de Nidaa Tounes à Sousse, et de Moncef Sellami, ancien président du Club Sportif Sfaxien à Sfax 2 sous la même bannière montrent à quel point les partis politiques ont bien l’intention de miser sur les bases populaires des clubs pour récolter des voix.

Moncef Sellami - Ridha Charfeddine
Moncef Sellami (CSS) et Ridha Charfeddine (ESS) sous une même bannière… celle de Nidaa Tounes

Votez « foot » ?

En misant sur deux candidats populaires dans leurs villes et au sein de leurs clubs, Nidaa Tounes espère bien tirer le gros lot en s’assurant les voix des jeunes et des inconditionnels fans étoilés et clubistes sfaxiens.

Football et politique ont toujours été intimement liés et cette relation n’est pas prête de s’arrêter. Le député de l’Alliance démocratique, Mehdi Ben Gharbia est lui aussi président du Club Athlétique Bizertin. Son collègue à l’ANC, Mahmoud Baroudi est porte-parole de Grombalia Sport.

Après les élections de 2011, Slim Riahi (Union Patriotique Libre) est devenu président du Club Africain. Quant à Slaheddine Zahaf, étranger à la politique avant le 14 Janvier 2011 est devenu, depuis, député à l’ANC…

Flirt politique

Sous Bourguiba, les exemples étaient également nombreux. Azzouz Lasram (Club Africain), Hassen Belkhouja (Espérance de Tunis) ou Hamed Karoui (Etoile du Sahel) ont été présidents de leur club et ministres. Mais c’était une autre époque où tout était dicté par les désignations.

Le football, sport populaire par excellence en Tunisie, a toujours flirté avec la politique et vice-versa. Une manière, pour le pouvoir, de garder la main sur les clubs disposant d’une base populaire impressionnante.

Aujourd’hui, la donne est inversée puisque les partis politiques y voient une opportunité qui peut les mener vers les cimes du pouvoir.

Commentaires:

Commentez...