Le HCR demande à la Tunisie de laisser ouverte sa frontière avec la Libye

Tripoli - 2 aout 2014
Tripoli, le 2 août 2014. (Crédit photo : Reuters)

Le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR) a demandé, ce mardi 5 août, lors d’une conférence de presse organisée à Genève (Suisse), à la Tunisie et à l’Égypte de laisser leur frontières avec la Libye ouvertes «à ceux qui fuient la violence et cherchent une protection internationale», selon une dépêche du centre d’information de l’Organisation des Nations-Unies (ONU).

Cette demande vient à la suite de la polémique au sujet de la sécurité du pays et de la nécessité de fermer le poste frontalier de Ras Jdir, notamment après le chaos survenu dans la  zone le 1er août dernier. 

Ariane Rummery, porte-parole du HCR, a fait part, en ce sens, de la préoccupation de l’organisation quant au sort des réfugiés et des demandeurs d’asile en Libye, dont des Syriens, Palestiniens, Somaliens, et Érythréens, et qui sont incapables de se rendre dans des zones sûre en raison des combats.

Assurer la sécurité de la Tunisie en respectant le droit des personnes fuyant le conflit en Libye

Notons que lors de la réunion de la cellule de cris gouvernementale chargée de la sécurité, le 31 juillet dernier, le chef du gouvernement provisoire, Mehdi Jomaa a décidé que la Tunisie sera un pays de transit pour les personnes fuyant les combats en Libye et non un pays de refuge.

Il a été décidé ainsi d’« aider les étrangers bloqués au niveau des points de passage frontaliers afin de leur permettre de rejoindre leurs pays respectifs et cela avec précision et rapidité. La Tunisie, vue la situation par laquelle elle passe, sera un pays de transit et non pas un pays de refuge ».

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