Crise en Libye : Mehdi Jomaa veut que la Tunisie soit un pays de transit et non de refuge

La cellule de crise chargée de la sécurité, en réunion, le 31 juillet 2014, à la Kasbah. (Crédit photo : Présidence du gouvernement)
La cellule de crise chargée de la sécurité, en réunion, le 31 juillet 2014, à la Kasbah. (Crédit photo : Présidence du gouvernement)

Après la conférence du ministre des Affaires étrangères d’hier, une  réunion avec la cellule de crise chargée de la sécurité, sous l’égide du chef du gouvernement, Mehdi Jomaa, a eu lieu ce jeudi 31 juillet à la Kasbah de Tunis.

M. Jomaa et son équipe ont décidé une série de mesures en rapport ave la crise en Libye, a rapporté, dans un communiqué, la présidence du gouvernement.

  • « La poursuite de l’évacuation immédiate des citoyens tunisiens de Libye ;
  • Aider les étrangers bloqués au niveau des points de passage frontaliers afin de leur permettre de rejoindre leurs pays respectifs et cela avec précision et rapidité. La Tunisie, vue la situation par laquelle elle passe, sera un pays de transit et non pas un pays de refuge ;
  • La réorganisation, en coordination avec les pays voisins, des procédures de passage au niveau de la frontière tuniso-libyenne ;
  • L’adoption d’une stratégie progressive de protection et de sécurisation des frontières, basée sur des mesures claires et suivant les évolutions de la situation en Libye. La fermeture des frontières, en cas de nécessité, n’est pas exclue, partant du fait que la priorité absolue est donnée à la sécurité globale de la Tunisie ;
  • Le renforcement du positionnement des forces sécuritaires et militaires au niveau des frontières, des points de passage frontaliers, et hausser leur degré de vigilance et de préparation.»

Lotfi Ben Jeddou, ministre de l’Intérieur, Ghazi Jeribi, ministre de la Défense nationale, Hafedh Ben Salah, ministre de la Justice, des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle, Mongi Hamdi, ministre des Affaires étrangères, et Ridha Sfar, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, chargé de la Sécurité nationale, ont assisté à cette réunion.

Rappelons qu’un bureau consulaire a été ouvert au poste frontalier Ras Jdir et des cellules de contrôle mobiles ont été mis en place pour faire le suivi de la situation des Libyens affluant vers Médenine.

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