La mascarade de la Finale – L’arène de Rades, une transposition de l’arène politique ?

C’était un match qui devait être joué dans l’anonymat le plus total alors que les Tunisiens ont tous les yeux rivés vers le Brésil où se déroule la plus belle des compétitions. La Fédération Tunisienne de Football avait tout de même pris le soin d’insérer cette finale de Coupe de Tunisie, entre deux dates et juste avant les huitièmes. Un jour de repos pour la Planète foot et l’apothéose pour la FTF.

Coupe de Tunisie (presidence du gouvernement)
(crédit photo / Présidence du Gouvernement)

Après les scènes de violence du stade olympique de Rades, la FTF a peut-être regretté d’avoir offert un spectacle désolant qui ne fait que confirmer l’état de salubrité d’un football déjà en perdition. Cette FTF tant décriée depuis des mois, a reçu, hier, le coup de grâce. Spectateurs, téléspectateurs, gouvernants, etc. ont tous assisté à cette mascarade qui aurait dû être une kermesse du football, la fête étant actuellement au Brésil.

Entre l’Etoile Sportive du Sahel et le Club Sportif Sfaxien, le vainqueur importait peu… La bagarre générale entre les deux équipes, a dû choquer Mehdi Jomaa et Mustapha Ben Jaâfer, présents au stade. C’est que la réalité (politique) n’est pas celle du terrain, de la rue. En rentrant chez eux, ils ont dû ruminer cet échec et dans la perspective des prochaines élections, beaucoup de certitudes se sont peut-être évanouies.

Des joueurs étoilés qui, pour fêter leur Coupe, vont aguicher le public sfaxien en faisant signe de conduire une motocyclette ; du régionalisme pur et dur. Des joueurs du Club Sportif Sfaxien, qui répondent par des coups de poing ; de la violence gratuite… S’ensuit une bagarre générale digne d’un combat de catch en présence de forces de l’ordre dépassées par l’ampleur du combat.

L’image est caricaturale mais ô combien réaliste. Le Tunisien reste indiscipliné. Il peut être une starlette du football empochant des millions, il reste primaire… Tout comme cette FTF, d’ailleurs. Elle se prend pour la FIFA mais n’est que l’image d’un pouvoir encore fragile et qui n’a jamais eu le culot de prendre les décisions salutaires. Car, pour une fois, ce n’est pas le public qui est en cause mais bien les acteurs.

L’arène de Rades, ressemblait, hier, à l’arène politique. Mehdi Jomaa et Mustapha Ben Jaâfer étaient bien là pour le constater !!!

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