Des trains pour promouvoir le tourisme écologique et culturel

Un accord-cadre a été signé, aujourd’hui, entre la Société nationale des Chemins de fer tunisiens (SNCFT) et la société française Discovery Trains, ayant pour objet la réalisation d’un projet de trains touristiques écologiques, qui nécessitera des investissements de l’ordre de 1,3 millions de dinars a rapporté l’agence Tunis-Afrique Presse (TAP) .

Lezard rouge
Le Lézard rouge, ancien train beylical affecté, depuis 1974, à la desserte des circuits touristiques.

Ce projet prévoit l’exploitation, par Discovery Trains, de deux trains qui étaient en service en 1962, a précisé le ministre des Transports, Chiheb Ben Ahmed, qui a assisté à la signature de l’accord-cadre, en compagnie de la ministre du Tourisme, Amel Karboul.

Dans une première phase, ces deux trains, qui relieront Tunis à Kasserine, en passant par Le Kef et Siliana, seront exploités dès la fin de l’année en cours. En 2015, sept autres trains-motels seront exploités et la ligne sera étendue vers les villes de Redeyef, Kasserine, Gabès, Sfax, Sousse, et Tunis, a ajouté Chiheb Ben Ahmed, dans une déclaration rapportée par Mosaïque FM.

«L’objectif est de faire connaître ces régions qui ont subit plusieurs années de marginalisation et d’exclusion», a-t-il ajouté.

Chiheb Ben Ahmed a assuré, également, que ce projet valorisera les richesses naturelles et urbaines de ces régions et réduira, d’après lui, la pollution environnementale.

Pour sa part, la ministre du Tourisme, Amel Karboul a décaré, à Mosaïque FM, que son ministère veut s’impliquer dans les régions de l’intérieur. «Ces régions ont un patrimoine civilisationnel, culturel et environnemental riche», a-t-elle poursuivi.

D’après Simon Stone, responsable de la société Discovery Trains, la Tunisie profitera d’environ 70% des revenus de ce projet, a-t-il déclaré à la TAP.

Remarquons qu’en misant sur des projets touristiques plus axés vers le tourisme culturel, la Tunisie cherche à se débarrasser de son image des «Caraïbes des pauvres», entretenue par un tourisme balnéaire de masse et cloisonné dans certaines cités du bord de mer.

Toutefois, il demeure à déterminer à qui profitera vraiment cette «valorisation» du patrimoine archéologique de la Tunisie. Pour ce qui est du projet des trains-motels, une société française s’en chargera. Qu’en sera-t-il des sites archéologiques que le ministre de la Culture, Mourad Sakli, propose d’octroyer en tant que concessions, de 25 à 30 ans, à des sociétés privées ?

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