Quel commanditaire derrière l’obus RPG lancé contre le consulat tunisien à Benghazi ?

Tunisie-Libye

Le Consulat tunisien à Benghazi a été la cible aujourd’hui d’un tir d’obus provenant d’un RPG. Reste que deux versions ont été avancées à propos des conséquences de cette attaque de la représentation diplomatique tunisienne. La première a émané du directeur des affaires consulaires au ministère des Affaires étrangères tunisiennes, M. Abdelkader Sahli, qui a souligné, selon la Tap, qu’aucun dégât ni humain ni matériel n’a été enregistré. Celui-ci a minimisé l’information en précisant que l’obus est tombé près du consulat, autrement dit qu’il n’est pas confirmé que la cible était le consulat lui-même, mais autre chose !?

La deuxième version a émané de la part d’une journaliste, relayée et interrogée par Mosaïque, qui a affirmé que le Consulat tunisien à Benghazi a fait l’objet d’un jet d’obus qui aurait causé des dégâts matériels, mais aucune perte humaine. Elle a aussi ajouté que l’ambassade de Tunisie à Tripoli, appelée par la journaliste, a affirmé ne pas être encore au courant de cet incident, ce qui tend à confirmer que le consulat n’a pas été touché par le tir.

Cependant et indépendamment des dégâts causés ou non au consulat de Tunisie à Benghazi, on peut s’interroger sur le fait si notre représentation diplomatique pourrait devenir une cible potentielle du terrorisme en Libye.

Deux éventualités peuvent être envisagées.

La première serait relative à la mort présumée, mais non confirmée, du membre d’Ansar Chariaa décédé dans le crash de l’avion libyen à Grombalia, Meftah Daoudi. Il serait possible que cette organisation tienne la Tunisie de responsable de cet accident.

La seconde pourrait concerner les membres tunisiens de cette organisation, et ils seraient nombreux en Libye, qui réagiraient pour « venger » leurs camarades arrêtés ou tués par les forces de sécurité tunisiennes lors des dernières semaines.

En tous les cas, il serait nécessaire d’assurer la protection de nos représentations diplomatiques là où elles pourraient être menacées par des attaques terroristes.

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