Décès de Walid Denguir : HRW réclame une enquête approfondie, rapide et impartiale

Walid Denguir«Les autorités tunisiennes devraient s’assurer que leur enquête sur la mort d’un homme, peu après que la police de Tunis l’ait arrêté le 1er novembre 2013, soit rapide et approfondie», a déclaré Human Rights Watch à travers un communiqué dans lequel l’organisation revient sur les circonstances détaillées du drame.

HRW, affirme que «la police a arrêté Walid Denguir, 34 ans, dans le quartier populaire de Bab Jedid, peu après 16 heures le 1er novembre. Environ une heure plus tard, sa mère, Faouzia Rezgui, a reçu un appel téléphonique d’un agent de police lui disant qu’il était mort». Selon le témoignage de sa mère Faouzia Rezgui, le corps de son fils, semblait avoir des traumatismes crâniens et de nombreuses contusions, a-t-elle indiqué à HRW.

Face au flou qui entoure cette affaire, Eric Goldstein, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch déclare que «la famille de Walid Denguir a le droit de savoir comment il s’est retrouvé mort avec des ecchymoses sur le dos et éventuellement une fracture du crâne peu après que la police l’ait arrêté», et insiste sur l’ouverture d’une enquête pénale indépendante et approfondie sur cette mort.

Cette affaire remet la question de la torture et des mauvais traitements sur la table. HRW rappelle, dans cet ordre d’idées que les Principes des Nations Unies relatifs à la prévention efficace des exécutions extrajudiciaires, arbitraires et sommaires prévoient qu’«il doit y avoir une enquête approfondie, rapide et impartiale» sur tous les cas suspects de mort non naturelle en garde à vue. Les méthodes et les résultats détaillés de l’enquête doivent être rendus publics et le gouvernement devrait s’assurer que les personnes identifiées par l’enquête comme ayant participé à un homicide illégal soient traduites en justice.

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