Par ses propos à l’ONU, Marzouki provoque une crise diplomatique avec l’Egypte

Moncef Marzouki, New York,  23 septembre 2013 - photo (carthage.tn)En cherchant à tout prix à se donner une posture de défenseur des droits de l’homme pour lequel les aléas politiques et diplomatiques comptent peu, notre provisoire suprême vient de provoquer une crise diplomatique avec l’Egypte.
S’exprimant aux Nations Unies, Marzouki semble avoir sciemment oublié qu’il parlait au nom de toute la Tunisie et en tant, tout provisoire qu’il est, que chef d’Etat.

A ce titre, devait-il appeler à « libérer les prisonniers politiques emprisonnés en Egypte » ? Ce faisant, n’usurpe-t-il pas son statut ? Ou bien fallait-il à tout prix faire une courbette de plus à la confrérie internationale des Frères musulmans ? Très vite, le ministère égyptien des Affaires étrangères a dénoncé ses propos, ouvrant la première page d’une crise diplomatique entre les deux pays arabes.

Marzouki se voit comme une importante conscience internationale, un théoricien de la chose démocratique et en ce sens, il ne manque aucune occasion, pense-t-il, de prendre rendez-vous avec l’histoire, au détriment de son devoir de président, fut-il provisoire.

La réalité est tout autre car, dans son pays, Marzouki contribue à semer les graines d’une dictature islamiste, trahit ses électeurs qui croyaient avoir voté pour un moderniste et se retrouvent face à un opportuniste de la pire engeance, décrédibilise chaque jour un peu plus la fonction présidentielle.

Lui qui fait mine de demander la libération de prisonniers en Egypte laisse croupir des Tunisiens en prison en invoquant des raisons insensées.
Une nouvelle fois, Marzouki aurait mieux fait de se taire car, malheureusement pour nous, ses bourdes coûtent cher à la diplomatie tunisienne et égratignent de plus en plus gravement le profil bas que notre pays a toujours su garder face aux soubresauts de l’Orient compliqué.

Commentaires:

Commentez...