Le billet de Hatem Bourial – Marzouki, le Pathétique suprême veut encore faire illusion…

Marzouki-Obama (Crédit photo Papillon)
Marzouki a certainement rappelé à Obama qu’il fut celui qui envoya, sur «ordres» de Madame Clinton, sa garde républicaine au secours de l’ambassade US, assaillie par des hordes sanguinaires (Crédit photo carthage.tn)

D’autres l’ont dit, avec des chiffres à l’appui : les voyages incessants de Moncef Marzouki auront coûté la peau des fesses à la communauté nationale. Faudrait-il ajouter que ces nombreuses visites ont été suivies de très peu d’effets ?

Président impuissant à la tête d’un Etat guignol, Marzouki prend de plus en plus l’allure d’un Pathétique suprême, succédant à un Bourguiba qui se voyait en Combattant suprême et à un Ben Ali qui se rêvait en Sauveur suprême.

Au lieu de prendre la mesure de l’effondrement progressif de la Tunisie, il continue à gesticuler et enrichir son album de famille de ses photos avec les grands de ce monde. Cela flatte certainement sa mégalomanie, lui qui doit se répéter : «Nul n’est prophète dans son pays».

Sur le plan intérieur, Marzouki tente de rebondir, multipliant démarches opportunistes et courbettes devant ses mentors d’Ennahdha.

A l’internationale, il fait des sauts de tique qui l’ont mené du Mali aux USA, théoriquement pour représenter une Tunisie qui lui tourne le dos.

Quelle fut la teneur de sa conversation impromptue avec Barack Obama ? Pour ses porte-voix, il s’est agi d’un soutien tous azimuts promis par les USA à la transition tunisienne.

Pour la vox populi, Marzouki a certainement rappelé à Obama qu’il fut celui qui envoya, sur «ordres» de Madame Clinton, sa garde républicaine au secours de l’ambassade US, assaillie par des hordes sanguinaires.

Pour la vox populi, Obama a probablement rafraichi la mémoire de Marzouki en lui disant que, dès le début de son mandat, il a vitupéré contre les puissances occidentales qui l’avaient pourtant hébergé et soutenu.

Pour la vox populi, cette poignée de mains juste diplomatique n’a aucune signification politique. Seulement une illusion de plus pour un président provisoire de plus en plus honni.

Seulement une manœuvre de plus pour faire croire à une quelconque importance qu’aurait le locataire de Carthage sur la scène internationale.

Seulement une gesticulation supplémentaire, un jeu de dupes, un nouveau voyage aux frais d’une princesse en faillite, un reflet factice de grandeur, la chute irrémédiable d’un homme dont le destin ressemble à celui d’une feuille morte en automne…

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