(Màj) – Amna Guellali et Ramzi Bettaieb relâchés après avoir passé plus de 6h en détention

Amna Guellali & Bettaieb RamziMISE A JOUR – Ramzi Bettaieb et Amna Guellali respectivement journaliste d’investigation et dirigeante du bureau de Human Right Watch Tunisie viennent d’être relâchés après une mise aux arrêts de plus de six heures dans un poste de police de Foussana (Kasserine).

Tout indiquait, comme l’ont annoncé leurs proches au début que le motif de leur arrestation seraient en rapport avec l’enquête qu’ils mènent sur le cas Amine Guesmi, conducteur présumé de la vespa qui a servi dans l’assassinat de Chokri Belaid, lequel aurait été emmené dans des conditions troublantes dans un hôpital de Tunis alors qu’il était incarcéré dans la prison de Mornaguia.

Afin d’éclaircir cette affaire, Ramzi Bettaieb et Amna Guellali présents lors de cette visite, se sont rendus à Foussana pour poursuivre leurs investigations. C’est dans cette ville qu’ils ont été arrêtés, le temps d’un interrogatoire.

Il s’est avéré que les deux personnages, ont été victimes d’un braquage sur leur trajet vers Kasserine et ont été attaqué par une « quinzaine de contrebandiers qui ne voulaient pas être filmés et avaient tout fait pour récupérer la caméra », a rapporté Amna Guellal, ce matin sur les ondes de la radio Express FM.

Revenant sur son arrestation en compagnie de Ramzi Bettaieb, la responsable du bureau Tunisie Human Right Watch Amna Guellali a fait part des détails de cette péripétie sur les ondes de la radio Express FM. Indiquant qu’elle s’était rendue hier à Foussana en compagnie du journaliste Ramzi Bettaieb et d’une chercheuse américaine pour les besoins d’investigations autour des détenus des événements du Chaambi, ils ont été braqués par des contrebandiers de la région et retenus un moment par ces derniers qui en voulaient principalement à leur camera.

Alertées, deux voitures de la Garde nationale se sont rendues sur place et ont embarqués les trois personnes ayant été braqués sans pourtant en faire de même avec les braqueurs (sic !). Six heures durant non sans avoir saisi les téléphones portables et les examiner avec minutie, les agents de la Garde nationale tout en gardant une attitude correcte, selon Amna Guellali ont procédé sans mobile apparent à un quasi interrogatoire.

De victimes, les trois personnes arrêtées ont été traitées comme de potentiels dangereux criminels. Amna Guellali, qui de par ses fonctions est tenue par une obligation de réserve n’a pas lâché le mot mais tout dans ces interrogations sur le motif de l’arrestation, la façon dont ils ont été traités laisse penser que son travail ainsi que celui de son compagnon d’infortune Ramzi Bettaieb sur la condition pénitentiaire de certains détenus dans les affaires de terrorisme et d’assassinats politiques commence à déranger sérieusement dans certaines sphères du pouvoir.

Ramzi Bettaieb qui ne s’est pas encore exprimé et qui n’est pas tenu par une quelconque obligation de réserve nous renseignera sûrement d’avantage (comme il n’a jamais manqué de le faire du reste… Affaire à suivre !

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