Le syndicat des techniciens du cinéma menace de recourir à la justice si Mehdi Mabrouk ne dément pas ses premières allégations !

Mehdi Mabrouk«Agressé» par le comédien et réalisateur, Nasreddine Shili, de «jet d’un œuf», vendredi alors qu’il s’apprêtait à prononcer un discours en hommage à l’artiste Azouz Chennaoui, à la Maison de la culture Ibn Khaldoun à Tunis, le ministre de la Culture, M. Mehdi Mabrouk semble vouloir en faire un «cheval de bataille» après avoir affirmé sur les ondes de Shems FM qu’il était à l’hôpital Charles Nicolle.

En effet, la vidéo de ce «fait divers» comme un autre, assez habituel dans les pays démocratiques sans que les ministres concernés voire des chefs d’Etat ne se dirigent vers les hôpitaux, et même s’il est condamnable en soi, montre que le costume de M. Mehdi Mabrouk a bien été tâché par l’œuf en question mais il n’y avait rien, du moins en apparence, qui aurait nécessité son transport à Charles Nicolle.

D’ailleurs, Mme Ines Ben Othman, secrétaire générale du Syndicat des techniciens du cinéma et de l’audiovisuel, a réagi à ce qu’elle considère comme une exagération des faits en indiquant que certes, Nasreddine Shili, par ailleurs membre du syndicat, a bien jeté un œuf en direction de Mehdi Mabrouk mais il ne lui a pas donné un coup de poing comme ce dernier l’aurait prétendu.

Elle a ajouté que le syndicat pourrait intenter une action en justice contre Mehdi Mabrouk et contre ceux qui mènent une campagne de dénigrement à l’encontre de Nasreddine Shili si jamais il n’y a pas de démenti, précisant que le syndicat prendrait les dispositions nécessaires surtout que la vidéo montre clairement que le ministre n’a pas été victime d’un coup de poing.

Au contraire, la vidéo en question montre la réaction virulente et agressive de quelques présents, probablement des fonctionnaires zélés, à l’encontre de Nasreddine Shili. Normalement, et en pareille situation, un ministre devrait plutôt se poser la question sur le mécontentement de ses «administrés» et chercher à les résoudre ; et non pas «faire du cinéma» !

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