Une étude internationale révèle – Des enfants tunisiens sont victimes d’exploitation sexuelle

OIMLa Tunisie est-elle un pays esclavagiste ? Les enfants de notre pays sont-ils menacés par des pratiques d’autres âges et d’autres lieux ? Ces questions se posent avec acuité, surtout lorsqu’une étude de l’Organisation internationale des Migrations, relevant des Nations unies, fait des révélations troublantes.

En effet, selon ce document diffusé par l’OIM, plusieurs faits sont relevés qui écorchent l’image de notre pays en levant le voile sur des vérités amères et tues. Voici quelques-uns de ces points mentionnés dans l’étude de l’OIM.

– Les enfants tunisiens sont victimes de traite interne aux fins de servitude domestique et de travail forcé dans les secteurs du commerce formel et informel, de l’industrie et de la mendicité.

– Des petites filles, principalement originaires du Nord-Ouest travaillent en tant que domestiques pour des familles aisées. Certaines sont âgées de six ans à peine lorsqu’elles quittent le domicile parental. Ces fillettes sont ainsi forcées d’arrêter leur scolarité à un âge précoce sous la pression des parents afin de fournir un complément de revenu à la famille.

– Il existe de nombreux cas de traite d’enfants aux fins d’exploitation sexuelle et de prostitution. Nombreuses sont ainsi les mineures prostituées et encadrées par des proxénètes. Elles sont âgées de 15 à 18 ans et sont originaires de zones rurales. Leur recrutement se fait par l’intermédiaire de la famille ou de l’entourage.

– Pour la région de Tunis, les trafiquants impliqués dans cette traite esclavagiste sont principalement des femmes tunisiennes issues des quartiers populaires de Jebel Lahmar, la Cité Ennour ou la Cité Helel.

– L’étude précise également que les jeunes filles se prostituent dans la rue ou dans des voitures et mentionne qu’elles sont exploitées à plusieurs dans des appartements de la Cité Ennasr.

– Cette forme d’exploitation concerne aussi de jeunes tunisiennes qui croyant être recrutées comme secrétaires dans des pays du Levant et du Golfe ont été forcées de se prostituer.

– L’étude révèle aussi qu’il existe des cas de Tunisiennes et de Tunisiens exploités sexuellement dans des pays européens.

Tous ces faits avérés mènent l’organisation onusienne à considérer la Tunisie comme un pays impliqué dans la traite des personnes, un euphémisme pour désigner l’esclavage.

Comment en sommes-nous arrives à ce point ? Il importe de réagir et de remonter aux racines du mal pour le prévenir tout en agissant pour sauver ce qui peut l’être encore.

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