Le blues des imams syndicalistes

Le ministère des Affaires religieuses
Le ministère des Affaires religieuses

Depuis février dernier, après une interview sur Nessma TV, Bechir Arfaoui a été, selon ses dires, mis à l’index. S’exprimant aujourd’hui sur les ondes de la radio Shems FM, ce secrétaire général du syndicat de base des travailleurs des mosquées a défendu sa cause et celle de ses 300 collègues qui s’apprêtent à entrer en grève.

Très engagé, Arfaoui explique la situation de sa profession qui consiste à entretenir les mosquées, diffuser les appels à la prière, accueillir les fidèles. Il souligne que la grève n’entravera en aucun cas la vie religieuse.

En effet, les protestataires envisagent une grève de la faim afin de faire infléchir leur département de tutelle, le ministère des Affaires religieuses que Arfaoui qualifie d’inflexible : « Il n y a pas de tradition de dialogue au ministère des Affaires religieuses. Soit vous obtempérez et on vous cajolera, soit vous parlez et vous êtes puni comme moi ».

Que demandent les grévistes potentiels ? Ils ont trois revendications principales : la reconnaissance du droit syndical, le retour des agents écartés par la tutelle et l’ouverture de négociations sociales. Pour le moment, les négociations sont bloquées « car le ministère refuse de traiter avec le syndicat dirigé par un agent indésirable », selon les propos de Arfaoui.

En attendant, les travailleurs au quotidien dans les mosquées ont le blues et cherchent leur salut dans la prière et le combat syndical.

Commentaires:

Commentez...