Les Tunisiens toujours méfiants à l’égard des médias ; Facebook source d’infos la plus populaire

facebook Tunisie (photo - memoclic.com)Une étude menée par la Northwestern University au Qatar révèle que dans la région Mena, les habitudes vis-à-vis des médias et des agences de presse nationales ne sont pas les mêmes. Ces habitudes médiatiques laissent apparaître des divisions selon le lieu où le sondage a été mené.
Les résultats de cette enquête, publiée mercredi au cours d’une session du Forum des industries des médias à Doha au Qatar, ont montré que la majorité des Saoudiens, Jordaniens ou Emiratis estiment que leurs médias sont « crédibles ». En Tunisie, en Egypte, et au Liban ces résultats sont inversés puisque les citoyens de ces pays restent méfiants à l’égard des médias.

Dans ces trois derniers pays, seul un quart des personnes interrogées jugent les médias de leur pays respectif crédibles, selon les résultats de ce sondage réalisé auprès de 10.000 personnes dans huit pays arabes – Egypte, le Qatar, la Tunisie, le Bahreïn, le Liban, l’Arabie saoudite, la Jordanie et les Émirats arabes unis.
Cette étude cherche à déterminer les nouvelles habitudes des citoyens de ces pays, en particulier par rapport aux nouveaux médias, à la suite du «printemps arabe».

Interrogés sur les principales sources d’information qu’ils consomment, environ un quart des personnes dans la région Mena, citent Al Jazeera, suivie d’Al Arabiya (16%), puis le réseau social Facebook (10%) qui reste la source d’informations la plus populaire chez les Tunisiens.
Google se révèle être très populaire parmi les Bahreïnis, LBC parmi les Libanais, Al Hayat parmi les Egyptiens, et Al Arabiya en Arabie Saoudite. Al Jazeera est, quant à elle, en tête de liste au Qatar, aux Émirats arabes unis et en Jordanie.

Les données de l’enquête soulignent toutefois un grand fossé entre les pays riches du Golfe et les nations plus à l’ouest. Dans les pays du Golfe, une majorité écrasante de personnes a accès à Internet (9 personnes sur 10) contre seulement 22% de connectés en Egypte et 2% au Yémen, à titre d’exemple, selon un autre sondage Gallup.

Cette étude met toutefois à nu un paradoxe évident en rapport avec la liberté d’expression. Dans la plupart des pays où l’étude a été menée, une majorité de personnes interrogées se sont exprimées pour une liberté d’expression totale sur Internet, mais dans le même temps, la moitié de ces sondés déclarent qu’ils sont en faveur d’une réglementation plus stricte de l’Internet dans leur pays !

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