Attaque contre un foyer d’étudiantes au Bardo : l’assaut des salafistes, une invention ?!

salafistesMardi, une soirée musicale, est organisée au foyer universitaire pour étudiantes situé au Bardo II. Des salafistes, tentent alors de mettre fin à la soirée. En vain ! Le lendemain, ils reviennent et prennent d’assaut le foyer nécessitant l’intervention des forces de l’ordre qui ont du user de gaz lacrymogène pour disperser les assaillants.

Telle est la version qui a été rapportée en long et en large dans tous les médias. Mais, pour rendre à César ce qui appartient à César, rien de tout cela n’a eu lieu et l’incident aurait même été exagéré à outrance selon les deux parties concernées. Des témoignages pris avec les réserves d’usage.

Que s’est-il vraiment passé alors que les informations faisaient état d’assaut, de gaz lacrymogène, voire de violence ? Sur ce point, la directrice du foyer, Mme Raja Midouni, contactée par nos soins, est précise. Selon elle, il n’y a pas eu d’assaut bien qu’il y ait eu tentative de la part de personnes barbues mais qu’elle n’a pas souhaité assimiler à la mouvance salafiste.

Elle précise qu’ils n’ont pas pénétré dans le périmètre du foyer sachant que le foyer est très bien gardé de jour comme de nuit. Et elle dément toute utilisation de gaz lacrymogène étant donné qu’il ne s’est rien passé mis à part quelques escarmouches qui se sont déclenchées mardi, le soir de la soirée musicale et mercredi.

De l’autre côté de l’enceinte, nous avons retrouvé Mohamed Abou Yassine. Ce dernier a confirmé les propos de la directrice et démenti toute utilisation de la force et de gaz lacrymogène. Se faisant l’apôtre de la bonne parole, il raconte que lors de la fameuse soirée, il a vu des hommes… et de l’alcool être introduits dans le foyer dans le cadre de la fête qui devait être organisée dans un établissement réservé aux filles.

Mohamed Abou Yassine et son ami sont révoltés lorsque vers les coups de 22H45, ils entendent l’animateur de la soirée glisser vers la provocation envers la religion, selon lui.
Le lendemain, les deux religieux vont se plaindre auprès de la directrice qui a fait preuve de beaucoup de compréhension, affirment-ils.

De quoi parle-t-on ? Mohamed Abou Yassine exige de la directrice de ne plus laisser «trainer» les jeunes filles hors du foyer après la prière du Maghreb notamment parce que les quartiers populaires environnants regorgent de mauvaises fréquentations, selon lui.
Des escarmouches ont repris hier parce que des jeunes filles n’avaient pas encore regagnées leur chambre d’où de nouvelles escarmouches…

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