Des élus sous pression pour retirer leur signature de la motion contre Marzouki

Moncef MarzoukiLa demande de la destitution du président Moncef Marzouki, qui a pu réunir le nombre de signatures exigé par la loi constitutionnelle d’organisation provisoire des pouvoirs publics, va-t-elle tomber à l’eau alors qu’elle a été déposée à l’Assemblée nationale Constituante, et qui pourrait être débattue dans les prochains jours ?

Possible ! C’est en tous les cas ce que pourraient engendrer les contacts qui seraient entrepris par un membre du cabinet présidentiel qui serait entrain de contacter certains députés signataires de cette demande de destitution afin de les dissuader en leur « proposant de retirer leurs signatures ».

C’est ce que vient de révéler la députée Karima Souid, transfuge d’Ettakatol, et l’une des élues qui a déjà signé la demande sur son compte twitter.

Karima Souid a même écrit qu’elle réserve cette révélation de dévoiler le ou les noms des députés qui reviendraient sur leur signature à la presse.

souid

Maintenant, il s’agit aussi de savoir, si cette information est réelle, si le membre du cabinet présidentiel en question a agi de son propre chef, ce qui serait considéré comme un excès de zèle et un comportement inadmissible, ou bien, et c’est pire, que le président lui-même était au courant de ces pressions exercées sur les élus.
En tous les cas, ce n’est pas avec ce genre de pratiques que l’on pourrait faire avancer le processus démocratique. Car déférer le président de la république devant l’ANC n’est qu’un exercice de la démocratie, celui-ci ne pouvant pas se situer au dessus de tout contrôle de la part de l’assemblée représentant le peuple. Des pressions qui devraient être révolues et complètement dépassées dans le contexte de l’édification d’un système où chaque responsable politique, quelque soit son rang, doit répondre de ses actes ou de ses positions devant les élus.

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