Koweït: Un chef de l’opposition écope de 5 ans de prison ferme pour diffamation à l’encontre du chef de l’Etat

Kuwaiti lawmaker Musallam al-Barrak speaks to journalists at Parliament's media center in Kuwait CityDepuis peu, une nouvelle loi interdit les Koweïtiens de toute critique envers l’émir ou ses héritiers. Cette loi, prévoit même une batterie de sanctions contre tous ceux qui s’aventureraient à critiquer ou diffamer l’émir du Koweït, allant jusqu’à la prison.

Un chef de l’opposition koweïtienne, l’ancien député Mussallam al-Barrak, vient d’en faire l’amère expérience après avoir été condamné, aujourd’hui, à cinq ans de prison ferme pour diffamation à l’encontre du chef de l’Etat, cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Sabah, a rapporté l’AFP.

Le juge qui a prononcé le verdict a même ordonné l’incarcération immédiate de l’ex-député, ce dernier devenant ainsi le premier homme politique à être condamné à la prison ferme dans les affaires de diffamation à l’encontre de l’émir du Koweït.

L’AFP rappelle que par le passé, plusieurs jeunes opposants avaient déjà été condamnés à différentes peines de prison pour des propos tenus sur les réseaux sociaux, et notamment Twitter. Le député, lui, est condamné pour des propos tenus en public qui ont été jugés offensants pour l’émir.

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