Exclu, réhabilité mais pas encore réintégré : le calvaire du colonel Lotfi Guelmami se poursuit !

Lotfi GuelmamiLe colonel Lotfi Guelmami, mis à la retraite prématurée sous Farhat Rajhi, n’a toujours pas recouvré ses droits, alors même que le Tribunal administratif lui a donné raison.

La purge qu’avait menée l’ex-ministre de l’Intérieur, en écartant du ministère 42 cadres dans une tentative d’assainissement, a été annulée par la justice pour le seul cas du colonel Lotfi Guelmami. Le Tribunal administratif a estimé que cette exclusion était abusive.

Lotfi Guelmami, avait vu son nom inséré dans la liste présentée à Farhat Rajhi. Selon lui, ceux qui l’y ont inclus ont intentionnellement ajouté 8 ans à son âge, afin de justifier sa mise à la retraite anticipée alors que d’autres sources affirment qu’il y a eu une confusion dans les noms, sachant également que le colonel Lotfi Guelmami n’avait pas le statut de directeur général ou central pour être intégré à cette liste.

Ce colonel, diplômé des grandes écoles sécuritaires, continue à se battre en vue d’une réhabilitation qui tarde à arriver. Lotfi Guelmami a obtenu la reconnaissance de son innocence des méfaits qu’on lui impute (corruption, torture, fraudes…), par le Tribunal administratif, le 11 juillet 2012, par le chargé des réformes au sein du ministère de l’Intérieur Lazhar Akremi, et l’ancien ministre de l’Intérieur et actuel chef de gouvernement, Ali Laarayedh.

Farhat Rajhi lui-même, responsable de sa mise à l’écart, avait reconnu sur Hannibal TV, qu’une injustice avait été commise à l’égard du colonel et qu’il ne méritait donc pas sa mise en retraite.

Cependant, et malgré cette réhabilitation honorifique, la réhabilitation administrative se fait toujours attendre. Le colonel s’est adressé à des membres de l’ANC, aux politiques et à la société civile. Les intentions sont toujours bonnes, mais les actes ne suivent pas. La déception a atteint son comble lorsque le colonel, invité par Attounissia TV pour être confronté à Farhat Rajhi, a été surpris et déçu de l’absence de ce dernier, qui aurait pu, lors de cette occasion, lui présenter des excuses publiques.

Pourquoi donc, ce fonctionnaire qui n’a jamais fait partie de la garde rapprochée des proches de Ben Ali, ni fricoté avec les cercles du pouvoir, n’est pas réintégré au sein du ministère qui a reconnu sa probité ? Nous l’avons contacté pour qu’il nous fasse part de son récit et de sa position face à cet imbroglio.

Le colonel Guelmami mène un combat pour obtenir justice, dit-il. Il souhaite retrouver son honneur et celui de sa famille et ses enfants, salis par des accusations sans fondements et refuse catégoriquement tout dédommagement, tient-il notamment à nous préciser. Rendez-vous est pris pour le 22 avril, quand le Tribunal administratif statuera en appel, le cas du colonel…

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