Zwewla sont libres !

Graffiti is not a crimeLe verdict est tombé ce matin dans le procès de Zwewla, un jugement en leur faveur, même s’ils écopent d’une amende.

Zwewla, ce sont deux jeunes tagueurs-graffeurs qui ont été traduits devant la justice pour avoir dessiné des graffitis sur les murs d’une propriété privée. Pour deux des trois chefs d’accusation ; à savoir la diffusion de fausses informations portant atteinte à l’ordre public et la violation de l’état d’urgence, il y a eu un non-lieu.

Pour le troisième chef d’accusation qui est l’écriture sans autorisation sur les murs des bâtiments publics, ils ont écopé d’une amende de cent dinars.

Une campagne de solidarité sans précédent a eu lieu durant le procès au cours duquel les Tunisiens y ont vu une atteinte à la liberté d’expression. Blogueurs, avocats, artistes et acteurs de la société civile s’étaient mobilisés pour crier haut et fort que le graffiti n’était pas un crime.

Cette mobilisation a fini par payer, même si nous pensons que la décision du juge n’a pas été influencée par cette pression. Aujourd’hui, Oussama Bouajila et et Chahine Berriche sont libres, et c’est cela qui compte.

Commentaires:

Commentez...