Quand Guy Bedos envoie un message émouvant à la révolution tunisienne

Guy Bedos - photo (rmc.fr)Comme beaucoup d’artistes et d’intellectuels français, Guy Bedos, le célèbre humoriste suit avec beaucoup d’intérêt la Révolution tunisienne. Dans une séquence vidéo postée sur le Net (par opinion-internationale.com), il a tenu à parler de l’expérience tunisienne avec beaucoup d’humilité et loin de cet esprit d’ingérence qu’on est en droit de reprocher à quelques uns, comme ce fut récemment le cas de Manuel Valls, le ministre de l’intérieur français.

Sur un ton apaisé, Guy Bedos a justifié son intervention qui se veut amicale par les origines de sa naissance dans la ville de Souk Ahras à la frontière algéro-tunisienne. Il a évoqué les liens créés entre les deux peuples dans les années quarante durant la Deuxième Guerre mondiale lorsque les alliés et les Maghrébins avaient subi les bombardements de l’axe germano-italien. Dans cette évocation quelque peu nostalgique, l’humoriste français revient sur des souvenirs savoureux de visite de La Goulette et Sidi Bousaïd, tout en mettant l’accent sur les « temps heureux de la gouvernance de Bourguiba ». C’est un véritable hommage que Bedos rend au premier Président de la Tunisie qu’il qualifie volontiers de « très féministe pour un Oriental », non sans rappeler le droit de vote que les femmes tunisiennes ont alors obtenu dans un paysage d’où étaient absents le voile et le niqab. Une situation à ses yeux antipodes de l’actualité marquée entre autres par le statut « complémentaire » de la femme envisagé par le « Gouvernement Ennahdha ».

C’est en définitive en tant que membre de la Ligue des droits de l’homme et en tant qu’ami de la Tunisie que Guy Bedos a voulu saluer la mémoire de « deux jeunes héros » de la Révolution tunisienne, tous deux immolés par le feu : Mohammed Bouazizi (Décembre 2010) et Abdel Kadri (mars 2013). Un sacrifice qu’il compare à l’immolation de Jan Palach à Prague devant les tanks soviétiques à Prague.

Non sans romantisme, l’humoriste français rêve à un Vaclav Havel tunisien, souligne que la France croit au « succès de cette la Révolution » et clôt son vibrant message par : « Résistez, résistez, résistez ! »

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