Regueb : les drapeaux noirs d’Al-Qaïda et de Hezb Ettahrir retirés par les salafistes

ReguebIl aura finalement fallu 16 jours pour que les drapeaux noirs d’Al-Qaïda et de Hezb Ettahrir, qui dominaient la place des martyrs de la ville de Regueb soient retirés. Ils ont été enlevés non pas par les autorités malgré les incessantes demandes de la société civile, la mobilisation des partis politiques et une plainte déposée auprès du procureur de la République, mais par ceux qui les avaient élevés au dessus du drapeau national.

En effet, M. Hedi Khelifi, membre de l’Alliance Démocratique nous a confirmé que les drapeaux noirs d’Al-Qaïda et de Hezb Ettahrir ont bien été enlevés vendredi 25 janvier 2013 à 06H15 par les salafistes qui les ont posés.

Toutefois, M. Hedi Khelifi continue de dénoncer le silence et l’absence inquiétante des autorités exécutive et judiciaire dans cette affaire et que la solution a été finalement trouvée au sein même des composantes de Regueb.

Mardi dernier, un face à face entre lui et un salafiste en direct sur Radio Sfax leur ont permis de débattre de la question et son vis-à-vis avait promis que les étendards noirs seraient enlevés. Ce qui a été fait trois jours plus tard.

M. Khelifi ajoute qu’au milieu de cette indifférence la plus totale et l’inertie des autorités locales, on a même proposé depuis Tunis, d’organiser une caravane vers Regueb pour aller enlever les drapeaux. Ce qu’a refusé M. Khelifi qui a préféré la solution du dialogue avec les salafistes.

Reste que ce phénomène ne semble pas vouloir prendre fin et laisse même perplexe lorsqu’on apprend que le drapeau tunisien a été enlevé au lycée mixte de Zaghouane pour être remplacé par un drapeau noir.

Ce matin, un twittos de Karim2K avait évoqué l’affaire, confirmée entre-temps par le secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire, Lassaad Yaâkoubi qui se trouve sur place. Selon ses propos, rapportés par Assabah News, un groupe de salafistes a procédé à l’enlèvement du drapeau national et l’a remplacé par le drapeau noir.

Selon le même témoignage de M. Lassaad Yaâkoubi, des inscriptions inquant que le fait de saluer le drapeau national est « haram », ont été marquées sur les murs du lycée.

La police a décidé d’ouvrir une enquête suite à cette affaire alors que les professeurs du lycée ont entrepris un sit-in de deux heures pour protester contre cette atteinte au drapeau national.
Du côté des autorités locales et du ministère de l’Education, c’est RAS !

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