Deux ans après la révolution – Pétrodollars pour Ennahdha, précarité pour le peuple

On aura tout vu ! A l’heure où les prix flambent et les horizons se rétrécissent, certaines têtes provisoirement couronnées se vautrent dans les délices du pouvoir.

S’étant emparés des jouets de Zinochet et consorts, ils n’en font qu’à leur tête, cultivent la démagogie, ménagent leurs arrières et ignorent les revendications légitimes du peuple.

Le peuple a donné un mandat à une assemblée constituante. Malheureusement, ce vote n’aura pour l’heure servi qu’à engraisser les élus, payés des sommes astronomiques par rapport aux petites gens.

Les indignés tunisiens auront-ils mené à bien une révolution pour que Maherzia Laabidi, Sihem Badi et leurs émules mènent la belle vie, placent leurs proches et vivent aux crochets du peuple ?

Le peuple a donné un mandat à une assemblée constituante. Or, ce mandat a été détourné, dévoyé et vidé de son sens par le pôle fort de la Troïka pour noyauter l’Etat.

Le peuple, vivant dans la précarité, s’attendait à une politique révolutionnaire de l’emploi. Et au lieu de cela, le chômage règne alors que les politiciens d’Ennahdha pérorent, menacent et, forts des pétrodollars du Golfe, se pensent intouchables.

Est-ce ainsi le moment de lancer un pays à genoux dans la réparation matérielle des victimes du régime défunt ? Cette manœuvre ne cache-t-elle pas une volonté d’utiliser les caisses de l’Etat – renflouées par le Qatar entre autres – au bénéfice des militants d’Ennahdha et consorts ? Après tout, les islamistes pensent bien que ces pétrodollars leur reviennent de droit…

Est-ce aussi le moment de payer députés et ministres à coups de milliers de dinars alors que le peuple s’en sort à peine ?

Pourquoi ne pas le dire sans peur : les gouvernants actuels se comportent comme aux pires heures de la dictature. Eux d’abord ! Le peuple peut attendre…

Lorsque les Tunisiens comptent leurs millimes, la nouvelle élite compte ses pétrodollars et ses placements en livres sterling.

Comme si certains fossés étaient constamment condamnés à s’élargir… Où est donc la révolution dans tout ça ?

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