Al-Massar à l’adresse de BCE : partenaires… oui ; subalternes… non !

Nous l’avons déjà annoncé dans un précédent billet, BCE, « très mal dans ses baskets » après son dérapage verbal visant ses alliés d’Al-Joumhouri et du Massar, vient d’entreprendre dans la matinée du jeudi 10 janvier une visite d’amitié au siège du parti Al-Massar afin de dissiper définitivement toutes les incompréhensions nées de sa grande « boulette médiatique » et remettre de la sérénité dans l’alliance Nida-Joumhouri-Massar.

Beaux joueurs, les dirigeants du Massar, semblent avoir tourné la page, non sans avoir rappelé au passage, qu’ils n’entendaient pas être confinés dans des rôles de subalternes, encore moins à être une composante condamnée à jouer les utilités ou de servir de décor pluraliste. A monsieur Beji, les Massariens ont insisté sur le rôle de partenaires à « part entière » qu’ils entendent jouer.

Ce dernier, en fin stratège et en vieux routier de la politique, sans faire véritablement de mea culpa (qui s’apparenterait à une déculottée), a regretté que ses propos aient pu être ainsi déformés, avançant que telle n’est pas sa conception de l’éthique et que l’essentiel était de dépasser au plus vite ce léger « couac » afin de s’atteler sans tarder à la constitution d’un grand rassemblement unitaire capable de se présenter en une alternative forte et crédible de la « Troïka » aux commandes de l’Etat.

Cette visite au Massar sera, dit-on, suivie d’une autre visite au parti Al-Joumhouri, le but étant aussi d’apaiser les esprits et de faire taire toute cette polémique autour de l’interview de BCE donnée au journal Le Maghreb.

Si, d’aventure, cet épisode ne laisses pas de séquelles et que ce trio reprenne du chemin ensemble, qu’en sera-t-il de la question élargissement de cette alliance ? Verra-t-on le front populaire consentir à se rapprocher du pôle Nida-Joumhouri-Massar ? Des contacts et des tentatives d’approches ont été d’ores et déjà entrepris, à l’initiative principalement de personnalités incarnant l’aile gauche du Massar et du Joumhouri. L’entreprise semble ardue mais sait-on jamais, que de fois des alliances ont faites, défaites ou recomposées ?

Dans la Tunisie de l’après 14 Janvier tout est possible même les plus improbables et les plus inimaginables des scenarios, so wait and see !

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