« SheratonGate » : la Chariaâ pour sauver le gendre

Rached Ghannouchi, président d’Ennahdha n’avait, jusqu’à présent, pas réagi à l’affaire du « SheratonGate » qui implique son gendre, le ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem. Il vient de le faire implicitement en prenant la défense de l’époux de sa fille.

Lors d’un prêche, hier, au siège d’Ennahdha à Montplaisir, Rached Ghannouchi s’en est pris aux colporteurs des rumeurs et les a placés dans un contexte religieux qui prévoit 80 coups de fouet, selon la loi islamique, au cas où la rumeur est infondée. Une référence à la bloggeuse Olfa Riahi, par qui «le scandale est arrivé» et qui a dévoilé le « SheratonGate ».

Cheikh Ghannouchi rappelle que son gendre reste innocent en l’absence de quatre témoins, toujours selon la chariaâ et de fait, l’auteur de la rumeur est passible de cette loi islamique.

Cheikh Ghannouchi place donc la chariaâ à l’ordre du jour pour sortir son gendre de l’impasse faisant, au passage la transition vers les médias, « coupables, selon lui d’être responsables des rumeurs infondées qui peuvent envahir la sphère médiatique.

De là, la transition est passée au monde médiatique, qui reste, toujours selon lui, « sous l’emprise de corrompus », appelant les hommes d’affaires (certains) à investir dans les médias pour mieux les maîtriser », ou les dompter si l’on en croit ses paroles.

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