En Arabie saoudite, les femmes sont désormais sous contrôle électronique

L’Arabie saoudite, le royaume du pétrole, n’est pas celui de la femme. Ses droits y sont constamment bafoués sachant que les femmes n’ont pas le droit de conduire, doivent se couvrir de la tête aux pieds. Elles sont constamment surveillées et doivent obligatoirement avoir un tuteur de sexe masculin.

En Arabie saoudite, les femmes, bien qu’ayant acquis le droit de vote aux élections municipales l’an dernier, sont traitées comme des mineurs perpétuels avec des restrictions sur l’emploi, la participation politique, les voyages, l’éducation…

L’une de ses interdictions est même devenue « automatisée » enfermant encore plus ces femmes saoudiennes dans leur prison « dorée ».

Elles, qui n’ont pas le droit de quitter le pays sans la permission de leur mari ou de leur tuteur, seront désormais pistées par un système électronique nouvellement mis en place. Une technologie nouvelle qui alerte les maris si leurs épouses décident de faire une escapade.

Ce système est opérationnel pour toutes les personnes à charge (enfants, femmes, et les travailleurs étrangers). Il consiste à envoyer un texto à chaque mari dont l’épouse se présenterait à l’aéroport pour quitter le pays. Ce SMS informe instantanément le tuteur de la « fugitive » quand celle-ci est sur le point d’embarquer.

Ce radar électronique ou mouchard a été mis en place à l’aide d’une base de données composée des noms des époux et tuteurs. Un système installé aux frontières et dans tous les aéroports qui se déclenche à chaque fois qu’une femme sans autorisation s’y présente.

Le problème c’est la mentalité. En juillet 2012, quelques heures après le défilé, pour la première fois, des athlètes saoudiennes à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Londres, un hashtag #عاهرات_الاولمبياد (les prostituées des Jeux olympiques) avait été lancé par des Saoudiens afin d’exprimer leur mécontentement face à cette participation.

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