Kamel Eltaief dans le viseur du pouvoir !

L’information n’a pas beaucoup surpris, tant les rumeurs n’ont pas cessé et n’ont pas épargné, non plus, ce personnage toujours omniprésent dans la vie politique du pays. En tout cas, le nom de Kamel Eltaief circulait généralement dans tous les cercles, déjà du temps de l’ancien régime. Un personnage qu’on disait incontournable, du moment que son influence n’était pas à ignorer, ni à nier. On le disait même soutenu par les Etats-Unis, ce qui lui aurait donné l’aura d’intouchable. Cette fois, c’est fait, l’homme d’affaire aurait été sujet d’une interdiction de voyage, sur les bases d’une plainte déposée par un avocat depuis le mois d’avril dernier. Aussi, a-t-il été convoqué par le juge d’instruction de la 5e chambre du tribunal de première instance de Tunis.

Or, Kamel Eltaief, qui ne s’est pas présenté, aujourd’hui mardi, serait (re) convoqué une nouvelle fois, à comparaître devant le juge, jeudi prochain. Il faut dire, en outre, que les soupçons pesant sur l’homme d’affaire, ainsi que sur d’autres personnages politiques, ne sont pas des moindres. On parle en effet de complot contre l’état, du moins d’avoir émis des doutes quant à la légitimité du pouvoir. Et là, la question qui s’impose dès lors, est de savoir qui ne l’aurait pas fait. D’autres personnalités n’ont pas hésité ces derniers temps à le déclarer à longueur de journée. Ouvertement, qui plus est, devant les caméras des chaines TV.

Autre interrogation, qui ne peut que turlupiner, pourquoi seul Kamel Eltaief, aurait été interdit de voyage, cependant que d’autres noms de personnalités politiques auraient été cités dans le dossier de cette plainte, des noms que plusieurs sources ont cités, avec toutefois toute la réserve d’usage, dont notamment l’ancien chef du gouvernement Beji Caïd Essebsi, sans compter les Kamel Morjane et Mohamed Jegham. Pour le fondateur du mouvement « Nida Tounes », Khemaies Ksila, membre dudit mouvement, a démenti catégoriquement cette information, il y a quelques minutes devant les caméras de Nessma TV, indiquant que BC Essebsi n’a jamais été sujet d’une quelconque interdiction.

Parmi les observateurs, on n’a pas manqué de parler d’une tentative de diversion, sinon de déstabilisation de « Nida Tounes » et de son chef, Beji Caïd Essebsi. Toujours est-il que la présente affaire pèsera lourdement sur la vie politique du pays, pour un certain temps. Serait-ce, en fin de compte, la finalité de cette manœuvre ? Rien n’est moins sûr, selon certains observateurs avisés…+

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