Le ministre des Finances avance une nouvelle date pour la récupération des avoirs mal acquis

Intervenant hier soir sur Mosaïque FM, le ministre des finances par intérim, Slim Besbes a indiqué que les avoirs des Benali et Trabelsi, logés dans des banques suisses, seront rapatriés avant la fin de l’année 2012. Cette affirmation fait suite à une série de déclarations de la part des autorités helvétiques sans rien voir venir en dehors des discours rassurants et des promesses sans concrétisation.

Depuis janvier 2011 date à laquelle les autorités suisses ont fait savoir au monde entier qu’ils ont été les premiers à avoir gelé les avoirs du Président déchu et des membres suspects de sa famille, plusieurs dates ont été avancées pour faire revenir ces avoirs à la Tunisie.

Pratiquement à chaque entretien entre des officiels des deux pays, la question revient à l’ordre du jour fait renaître l’espoir de récupérer avant telle ou telle date l’argent somnolant encore dans les banques suisses.

Avec les représentants de la société civile, l’issue n’a pas été meilleure malgré les assurances exprimées et les efforts consentis. Des concitoyens résidant en Suisse et les amis de la Tunisie dans ce pays se sont engagés à tout mettre en œuvre en vue du rapatriement des avoirs gelés pour se heurter à des fins de non-recevoir et des blocages de toutes sortes. Tantôt on se prévaut de complexités de la procédure, tantôt on oppose des vices dans la démarche tunisienne.

L’ambassadeur suisse en Tunisie, Pierre Combernous, a assuré au cours d’un entretien qu’il a eu avec le secrétaire général de l’UGTT, le 1er août 2012, que son pays était disposé à faciliter la restitution à la Tunisie de l’argent détourné par le clan des Benali et Trabelsi avant d’ajouter que des négociations ont lieu entre la Tunisie et la Suisse à ce sujet. S’il y a négociation sur la question comme l’a affirmé l’ambassadeur suisse lors de cet entretien, cela montre que l’affaire n’est pas seulement judiciaire et que les entraves ne sont pas uniquement au niveau des tribunaux. La diplomatie et la société civile ont un rôle déterminant à jouer dans ce cadre et ils n’ont pas droit à l’erreur.

La fin de l’année 2012 nous dira s’ils ont su ou non s’acquitter de cette mission confiée en premier lieu à une commission nationale fonctionnant sous la présidence du gouverneur de la Banque Centrale dont le prédécesseur a déjà promis le rapatriement en octobre 2012 de la somme de 28 milliards logée dans des banques libanaises au nom de Leila Trabelsi.

De tout cœur, les Tunisiens espèrent que cette fois-ci sera la dernière, car cet argent, une fois retourné dans les caisses de l’État, servira à résoudre beaucoup de problèmes sociaux et économiques bien que la valeur qu’il représente ( 100 milliards ) est insignifiante comparativement à la somme globale des avoirs détournés (5 milliards de dinars)

Dans une lettre transmise à l’AFP en juillet 2012, l’avocat libanais Akram Azoury a annoncé que son client, le Président évincé, était disposé à remettre à la Tunisie tout ce qu’il possède en Suisse. Mais c’était plutôt une provocation puisque selon le même avocat, Benali nie l’existence de tout avoir en son nom sur le territoire suisse.

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