Le 23 octobre, entre espoir et désenchantement

Le 23 octobre dernier, par un beau jour ensoleillé, les Tunisiens sont allés voter, en grande partie pour la première fois de leur vie. Ils ont attendu pendant des heures dans des files d’attente pour entrer dans les bureaux de vote, tremper leurs indexes dans l’encre bleue et en ressortir pleins de fierté et d’espoir.

En fin d’après-midi, les résultats ont commencé à filtrer, le couperet était tombé pour certains, l’allégresse a gagné d’autres: Les islamistes ont remporté les élections, et beaucoup ont joué le jeu de leur accorder le bénéfice du doute. Un an après, les Tunisiens se remémorent ce jour.

La troïka au pouvoir a appelé à le fêter, dans un énorme dispositif sécuritaire et un quadrillage minutieux des principales artères de la capitale, en contradiction totale avec l’aspect festif et spontané qu’elle prétend.

Les Tunisiens quant à eux sont encore une fois divisés sur la symbolique de cette date, dans une atmosphère lourde de surenchère sur la fin de la légitimité et sur fond de grogne sociale, de revendications politiques et de tension perceptible.

Sur les réseaux sociaux, les Tunisiens se souviennent, s’interrogent, méditent et surtout, regardent vers l’avenir. Entre espoir et désenchantement, ils s’expriment :

Khaled Abdeljaoued
Une pensée émue et amicale a tous les militants et militantes, citoyennes et citoyens qui y ont cru il y a un an… J’ai connu des gens formidables. En pensant a eux tous, l’espoir renaît.

Sélima Kenani Bousrih
Aujourd’hui, je porte le deuil d’une démocratie mort- née! Triste anniversaire!

Une journée bien spéciale pour beaucoup de Tunisiens, partagés entre espoir et désillusion, et une nouvelle année de transition démocratique en perspective. Espérons que le pays surmontera enfin les obstacles de la discorde et des troubles, et qu’une deuxième république démocratique verra enfin le jour.

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